30 ans de NTIC ...

A. Table des matières :



B. Quelques citations :


« L’école n’est pas là pour permettre à de grands groupes industriels de chercher à éponger une partie de leurs déficits » [1]

« En résumé, si on veut réellement professionnaliser l’enseignement afin de le doter des moyens de ses objectifs, il faudra réviser de fond en comble la formation initiale, la formation continuée et les budgets et cesser de compter uniquement sur la folle passion du prof ! » [2]

« On dit que nous sommes en retard mais ce n’est pas vrai ! Nous avons en France le minitel. La boulangère d’Aubervilliers sait parfaitement interroger sa banque par minitel alors que celle de New York en est incapable. » [3]

« L’ordinateur a été inventé il y a cinquante ans et, maintenant, c’est un problème de société et demain, dans une ou deux générations, ce sera une réalité socio-économique qui conditionnera toute notre existence. »

« Il est du devoir des responsables politiques d’alerter leurs concitoyens et en particulier ceux qui contribuent au plus près à cette marche forcée vers la société de l'information sur un certain nombre de dangers. Il serait largement prématuré de définir dès aujourd'hui dans le détail une politique publique à moyen terme. » [4]

« C’est une ardente obligation pour la Nation de conduire tous les élèves, sans exclusive, sur les chemins de la réussite. Ce combat acharné réclame la réaffirmation et la redéfinition d’un idéal éducatif et des modes d’action pour y parvenir. » [5]

« Enseigner, ce n’est pas remplir un vase mais allumer un feu… » [6]

« Il faudra peut-être un jour que les enseignants utilisent aussi bien leur bic que leurs TIC… » [7]

« Pour que 100 % des enfants sortent avec une base de compétences dans les NTIC, il faut que 100 % des enseignants les utilisent. »

La droite : 76 millions d’euros pour des expérimentations.
La gauche : 1520 millions d’euros pour le PAGSI. [8]
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[1] http://www.cetec-info.org/jlmichel/ipt.rate.html
[2] http://membres.lycos.fr/baudouinbranders/articles/passion.htm
[3] http://www.parti-socialiste.fr/tic/droite_betisier.php Jacques CHIRAC le 10 mars 1997 sur France 2
[4] http://www.parti-socialiste.fr/tic/droite_betisier.php Alain JUPPE en août 1997 sur France 3
[5] http://www.ac-creteil.fr/langages/scripts/bo/select_bo.php?categorie=toep
[6] http://site.voila.fr/foilogic/enseigner.html
[7] Phrase prononcée par Marc BODSON lors de la visite dans sa classe en janvier 2005
[8] http://www.parti-socialiste.fr/tic/droite_gauche-droite.php

C. Introduction générale :


En avril 2005, je me suis inscrit au concours de professeurs des écoles et j’ai fait comme chaque année ma demande de bourses. Pour réaliser ces opérations de tous les jours, je n’ai pas eu le choix, il fallait le faire par Internet. Heureusement, j’ai de la chance car je sais utiliser ces nouvelles technologies, malheureusement tout le monde n’a pas cette chance et beaucoup de personnes ne savent pas utiliser ce média omniprésent dans notre monde. Pour accéder à une profession ou pour simplement remplir ses devoirs civiques, le citoyen est de plus en plus amené à utiliser les NTIC. En 2005, notre société se transforme progressivement et de plus en plus vite vers une société numérique et de l’information, et on peut légitimement se demander à quoi ressemblera notre société dans un futur proche. Le futur citoyen sera quotidiennement confronté à cette société, que fera-t-il s’il ne possède pas les compétences fondamentales et vitales dans les nouvelles technologies ? Que fera-t-il s’il est en quelque sorte un analphabète du futur, un analphabète ne maîtrisant pas les TIC comme il maîtrise son BIC ? La fracture numérique déjà présente va s’amplifier et un fossé dangereux va continuer à se creuser dans les années à venir entre les citoyens. A fortiori, ces futurs citoyens sont aussi les enfants que nous avons quotidiennement dans les écoles. Ces derniers ne naissent pas avec les mêmes chances. A l’école, des inégalités sociales se font sentir particulièrement au niveau des compétences de base que sont le français et les mathématiques. Or, les NTIC sont elles aussi des compétences de base et les enfants n’ont pas, une fois de plus, les mêmes chances de les avoir à portée de main dans leurs foyers. Il est donc du devoir de l’école de donner à chaque enfant, quelle que soit son origine sociale, les moyens d’acquérir les compétences qui lui permettront d’être un citoyen de demain et donc d’être un citoyen capable de vivre et de s’adapter dans un monde numérique. En effet, si l’école ne le fait pas, qui le fera à sa place ? Les différents systèmes scolaires et les enseignants doivent prendre conscience de leur nouveau rôle et de leur nouvelle mission. L’école doit vivre et s’adapter à son époque si elle veut former des enfants capables de vivre au XXIe siècle.
 
Ce travail traite de l’introduction et du développement des NTIC dans les écoles depuis 30 ans. Des questions se posent, quels ont été les précurseurs de ce développement ? Comment ce développement a-t-il évolué jusqu’à aujourd’hui ? Comment ces techniques sont-elles utilisées actuellement ? Après une analyse sociologique démontrant la nécessité d’introduire les NTIC à l’école, j’ai décidé de montrer comment l’introduction de ces nouvelles technologies s’est opérée au cours de l’histoire et jusqu’à aujourd’hui. Entre autre et afin d’avoir un point de vue le plus objectif possible, j’ai décidé de réaliser une enquête dans le monde de l’éducation pour voir comment ces techniques sont perçues et utilisées dans les écoles actuellement. Si elles sont peu ou mal utilisées dans le monde scolaire, quelles en sont les causes et quelles pistes pourrait-on proposer aux enseignants afin de mieux utiliser les NTIC dans les écoles ?

D. Partie sociologique :


I. Quelques chiffres :


D’après des études réalisées en France [9] en 1992, 20 % des élèves qui entraient dans l’enseignement secondaire étaient analphabètes ce qui veut dire, au sens strict, que ces enfants savaient décoder un texte mais qu’ils n’arrivaient pas à le comprendre. D’autres chiffres d’une autre enquête [10] de 1995 montraient également que 23 % des enfants d’ouvriers accédaient à l’enseignement supérieur contre 86 % des enfants issus de professions libérales. Dans le même genre, celle-ci a montré que 18 % des enfants d’ouvriers non qualifiés redoublaient au CP alors que dans un même temps moins d’1 % des enfants d’enseignants redoublaient. Ces chiffres me font peur et suscitent chez moi beaucoup d’interrogations : comment se fait-il que l’on retrouve une si grande sélection sociale dans des systèmes démocratiques qui adoptent par exemple des décrets mission ayant pour but l’équité entre chaque enfant ?
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[9] http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/1992-3.html
[10] http://www.humanite.fr/journal/2002-03-27/2002-03-27-31221

II. Un système lacunaire :


L’arrivée de l’école obligatoire est sans nul doute une des meilleures choses qui aient été mises en place dans nos sociétés. Elle a permis au cours du dernier siècle à chaque enfant, quelle que soit sa classe sociale, d’avoir la possibilité de suivre un enseignement. Cette école que nous connaissons encore a élevé le niveau global de compétences des enfants et ce d’une manière colossale. D’un point de vue quantitatif, cette évolution a permis d’allonger la durée des études et de l’instruction pour tous. Néanmoins, un autre problème d’ordre qualitatif se pose [11]. En effet, des recherches et des statistiques ont mis à jour des inégalités « sociales » d’orientation et de choix d’option et ce même pour des enfants dont le niveau de réussite est le même que celui d’enfants issus de classes socialement aisées. Ainsi, on peut remarquer que les filières technologiques si dévalorisées sont en très grande partie remplies d’enfants de classes socialement et économiquement défavorisées. Or, cet aspect qualitatif est pour moi le plus important car il est synonyme d’inégalité des chances.  Un système égalitaire et fondé sur l’équité doit avoir pour principe de donner à chaque individu les mêmes chances de réussir dans la vie quelle que soit son origine sociale. Or, les recherches et autres statistiques montrent le contraire, on peut donc se demander légitimement d’où viennent ces inégalités ?
 
Pierre Bourdieu, un sociologue français contemporain et inspiré par Marx a introduit le concept de reproduction sociale pour expliquer ces problèmes. Pour lui, les valeurs du système scolaire sont celles des classes dominantes. Ces dernières peuvent ainsi imposer leurs valeurs et leur culture aux classes dominées via le système éducatif. L’école est donc un facteur principal de cette reproduction sociale puisqu’elle contribue à maintenir la même hiérarchie sociale. Les inégalités sociales et les façons de penser peuvent ainsi se transmettre de génération en génération « légitimement » et opérer sur chaque enfant un déterminisme social.
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[11] http://www.cuslm.ca/~7Eclio/fenetre/groupe/cadre.html
[11] http://ac-rennes.fr/publica/BN/inegalites/inegal.htm

III. Conclusion :


L’école « démocratique » et égalitaire a permis d’élever le niveau de tous les élèves. Néanmoins, les écarts et les différences entre les enfants sont restés. Cela se retrouve dans la maîtrise des outils de base comme le français et les mathématiques. Or, les NTIC sont elles aussi des outils de base pour devenir un citoyen du futur. En effet, les enfants qui ne sauront pas les utiliser seront eux aussi des « analphabètes ». Or, nous sommes à l’heure d’une fracture numérique où seulement « 44 % des ménages français disposent d’un ordinateur et où 33 % des ménages possèdent une connexion Internet [12] ». Des enfants, et souvent ceux issus de classes défavorisées, n’ont pas la chance d’avoir accès aux NTIC et seront donc une fois de plus mis de côté. On peut se demander quelles ont été les mesures prises au cours de ce siècle et quels sont actuellement les objectifs des gouvernements français et belges pour réduire ce fossé dangereux. Que font ces gouvernements pour permettre au peuple et à tous les enfants de maîtriser les compétences de bases dans ces nouvelles technologies ? Que font nos gouvernements pour que chaque enfant ait sa place plus tard dans cette société de l’information et de la technologie ?
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[12] http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/societe_information_2004.pdf

E. Partie historique :


I. Introduction :


Au cours du siècle dernier, les « machines à enseigner » se sont introduites progressivement dans les écoles. Or, il faut faire la distinction entre deux utilisations possibles et différentes de celles-ci d’un point de vue pédagogique. La première utilisation est de les considérer comme une matière enseignée et l’autre consiste à en faire un outil permettant d’atteindre d’autres matières et de les aborder différemment.

II. Premières traces de machines à enseigner :


1. 1924 : la machine de Sydney PRESSEY :


Cette machine a été inventée en 1924 par Sydney PRESSEY. Il était à l’époque professeur de psychologie de l’éducation dans une université de l’Ohio aux Etats-Unis. Son but était de supprimer lors d’une leçon l’écart et la perte de temps qu’il pouvait y avoir entre la production de l’élève et sa correction. Sa machine, qui ressemblait à une machine à écrire, était basée sur l’utilisation de questions à choix multiples. On y retrouvait une fenêtre présentant des questions avec un choix de quatre réponses. A chaque réponse correspondait une touche. L’apprenant devait appuyer sur la bonne touche : s’il réussissait, il passait à la question suivante, s’il se trompait, il devait réessayer jusqu’à ce qu’il réussisse. Un écran présentait un score pour donner à l’apprenant et à l’enseignant une évaluation de ce qui avait été réalisé. Le premier avantage de cette machine est qu’elle gardait en mémoire les réponses sur lesquelles l’apprenant s’était trompé ce qui permettait une certaine différenciation. Ainsi, la machine s’adaptait à chaque apprenant. L’autre avantage est qu’elle donnait une correction immédiate à l’apprenant. Néanmoins, sa linéarité a souvent été évoquée comme son principal défaut.

2. 1950 : la machine de SKINNER :


SKINNER était un psychologue américain du vingtième siècle. Il appartenait au courant behavioriste. Il fut l’auteur de travaux sur l’apprentissage et sur les conditionnements opérants. Ses travaux sur la psychologie du comportement montraient l’importance du renforcement pour l’apprentissage. Il critiquait ainsi l’enseignement classique car il pensait que dans les classes, le délai entre la production et le renforcement était trop long. Il a ainsi inventé, pour palier ce problème, une machine à enseigner. Il a élaboré celle-ci autour de cinq principes [13] :

- le principe de la participation active : le sujet doit construire sa réponse et non la choisir.
- le principe des petites étapes : il faut fragmenter la difficulté pour que même les plus faibles puissent répondre.
- le principe de progression graduée.
- le principe de l’allure personnelle : chacun doit pouvoir avancer à son rythme.
- le principe des réponses correctes : trop d’échecs découragent les élèves, il faut les guider.
 
La machine de SKINNER est une boîte en bois dans laquelle se trouve un rouleau de papier. L’élève le fait dérouler grâce à une molette et fait ainsi apparaître les questions une par une dans une fenêtre. L’apprenant va lire la question et va inscrire sur un espace blanc sa réponse puis va tourner la molette pour voir la réponse. Il va ensuite comparer sa réponse au corrigé et si elle est juste, il actionnera un levier qui perforera le rouleau pour enregistrer la bonne réponse. Il pourra ainsi passer à la question suivante.
 
Cette machine a été inspirée par celle de PRESSEY et on remarque qu’elle est aussi linéaire. Néanmoins, des améliorations y ont été apportées. En effet, SKINNER n’a pas voulu placer de questions à choix multiples car il pensait que cela influencerait trop l’apprenant et que c’était à l’élève de rédiger lui-même sa réponse. De plus, la correction était plus efficace car c’est l’enfant qui s’autocorrigeait. Néanmoins, un reproche lui a été fait. En effet, SKINNER voulait éviter l’erreur et a tout fait pour que les enfants réussissent à tous les coups. Dans cette approche, l’erreur était considérée comme mauvaise et à éviter : l’erreur n’a malheureusement pas servi comme un point d’appui au service de l’apprentissage.
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[13] http://coursenligne.u-strasbg.fr/MenuHaut/ListeParagraphes.asp?idTheme=841&idRubrique=450

3. 1959 : la machine de CROWDER :


Les travaux de PRESSEY et SKINNER ont été critiqués à cause de leur linéarité. CROWDER en a tenu compte et a voulu aller plus loin en donnant une place importante à l’erreur. Pour lui, l’apprentissage doit se faire en tenant compte de celle-ci qui est un moment de l’apprentissage.
 
Sa machine repose, comme celle de PRESSEY, sur des questions à choix multiples. Néanmoins, elle présente une grande innovation : « la technique du branchement ». On retrouve une grande ramification des questions. La machine présente ainsi des questions à choix multiples et l’apprenant y répond une par une. Si l’apprenant répond bien, il passe à la question suivante, si l’apprenant se trompe, la machine lui propose des questions adaptées à son type d’erreur. Le but est d’avoir une remédiation efficace.
 
Ce type de machine est donc très intéressant car elle donne à chaque apprenant un enseignement individualisé, qui tient compte de chaque apprenant et de ses difficultés. Néanmoins, malgré son intérêt pédagogique, son succès va être très limité car son utilisation est très contraignante. En effet, les durées de chargement sont conséquentes et de nouvelles batteries de questions doivent être introduites systématiquement avant chaque séance.

4. Conclusion :


Ces différentes machines ont eu comme intérêt de supprimer le délai entre la production du travail et sa correction. De plus, elles permettaient de s’adapter aux enfants. Néanmoins, leurs utilisations ont été très limitées car elles étaient très complexes à utiliser, les durées de chargement étaient trop conséquentes et la mémoire était insuffisante. Elles vont toutefois être une des origines de l’introduction des nouvelles technologies dans les classes.

III. 1960-1980 : un fort engouement pour les NTIC :


1. Années 1960 : les NTIC entrent doucement dans le système scolaire :


La France sort à bout de souffle de la deuxième guerre mondiale. Après la révolution électronique des années 50, la France est le seul pays industrialisé où la recherche n’a pas réussi à concevoir d’ordinateurs. Ainsi, en 1967, elle lance le « plan calcul ». Il a pour but de garantir son indépendance informatique face aux Etats-Unis. Son objectif était initialement militaire et va avoir des répercutions au niveau du système éducatif. En effet, l’enseignement supérieur, la recherche et les IUT (institut universitaire de technologie) vont s’équiper. Dans l’enseignement technique, on assiste à l’apparition du baccalauréat série H (technique et informatique). Quelques expériences très ponctuelles ont lieu dans quelques lycées comme à Toulouse, Grenoble, Marly...

2. La fin des années 1960 et FREINET :


Au niveau du corps enseignant, seul FREINET [14] et les enseignants qui emploient ses méthodes se sont intéressés à l’enseignement programmé. Ce pédagogue de gauche et de terrain s’est appuyé sur les premières machines à enseigner et les a améliorées. Il a ainsi créé des machines de la taille d’une petite boîte fonctionnant avec des bandes et utilisables par tous les enfants. Outre leur prix démocratique, elles avaient d’autres avantages, par exemple :
 
- les bandes étaient réutilisables, les enfants ne répondaient pas dessus mais sur un cahier.
- les enfants se corrigeaient eux-mêmes avec des bandes qui leur permettaient de s’autocorriger. Cela les rendait ainsi actifs et responsables.
- les bandes étaient attrayantes et motivantes pour les enfants.
- on retrouvait des bandes bis. Quand un enfant avait des difficultés sur une bande, l’enseignant pouvait y remédier avec d’autres. Ces bandes furent une des principales innovations dans l’approche de l’enseignement programmé.
- l’enseignement était individualisé, chaque enfant pouvait avancer à son rythme et selon ses besoins.
 
FREINET avait donc comme objectif de créer une machine utilisable dans les classes. Il voulait en faire un outil pédagogique et un outil complémentaire au service de l’apprentissage. Il pensait d’ailleurs qu’il est impossible qu’une classe fonctionne uniquement avec ces bandes.
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[14] http://www.freinet.org/icem/archives/bem/bem-29-32/bem-29-32.htm

3. Année 1971 : la suite de l'enseignement programmé :


L’enseignement programmé est une façon d’organiser l’apprentissage. Il a été surtout développé au Etats-Unis par PRESSEY, SKINNER et CROWDER. DEMONTMOLLIN a voulu définir l’enseignement programmé comme « une méthode pédagogique qui permet de transmettre des connaissances sans l’intermédiaire directe d’un professeur ou d’un moniteur, ceci tout en respectant les caractéristiques de chaque élève pris individuellement [15] ». Il a ainsi voulu fixer quatre principes pour qu’il soit de qualité :
 
- le principe de structuration de la matière. Il s’agit de regrouper les informations et de les présenter de manière à faciliter la compréhension et la mémorisation.
- le principe d’adaptation. L’enseignement doit être adapté à l’élève, c’est-à-dire à ses connaissances antérieures, à son âge, etc.
- le principe de stimulation. L’intérêt, le désir de travailler, l’attention de l’élève doivent être constamment stimulés.
- le principe de contrôle. L’apprentissage doit être continuellement contrôlé.
 
Pour lui, un programme doit être construit selon ces principes et être divisé en petites unités articulées et claires pour les enfants. De plus, il doit y avoir une progression dans les difficultés.
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[15] http://www.upmf-grenoble.fr/sciedu/vzampa/these/chapitre3.pdf page 67

4. Années 1975-1980 : les NTIC entrent massivement dans les écoles :


On assiste en France à l’opération « 58 lycées ». Ces établissements du secondaire sont équipés de Mitra-15 et de T 1600. D’un autre côté, l'Institut National de Recherche Pédagogique expérimente et produit les premiers logiciels éducatifs. L’informatique progresse rapidement dans l'enseignement supérieur et les IUT informatiques ont un très grand succès. Pour continuer sur cette lancée, le plan « 10.000 ordinateurs » est appliqué dans les collèges et dans les lycées.

5. Les années 1970-1980 et le LOGO :


Durant ces années, des chercheurs vont s’intéresser aux différentes formes d’apprentissages et vont se préoccuper particulièrement des travaux de Piaget. Parmi eux, Seymour PAPERT va s’inspirer de lui en gardant comme objectif que l’enfant construise lui-même son savoir et ses structures intellectuelles. Il va néanmoins y ajouter un facteur affectif. Il va ainsi combiner le langage LOGO et des tortues afin de rendre la programmation plus attrayante pour les enfants. Les enfants peuvent ainsi créer des choses en combinant la géométrie. Avec la « géométrie tortue », l’enfant devra mettre en œuvre et construire beaucoup de stratégies intellectuelles ce qui est très intéressant pour son développement. Au fur et à mesure de l’évolution de ce programme, on a pu régler sa vitesse, les couleurs et on peut même bénéficier aujourd’hui d’une interface à trois dimensions. Encore maintenant, ces logiciels sont utilisés. Sur le site FREINET [16], on peut consulter beaucoup de réalisations d’enfants.
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[16] http://www.freinet.org/

6. Conclusion :


Entre 1960 et 1980, on remarque une forte « informatisation » du système éducatif. Au début, le développement de ces nouvelles technologies avait un objectif militaire et cela s’est répercuté naturellement dans les secteurs de la recherche et dans le supérieur. Par la suite, l’équipement informatique est un peu apparu dans l’enseignement secondaire. Néanmoins, à part les écoles FREINET, aucune école primaire n’est équipée et aucun projet de l’Etat ne prévoit de le faire.

IV. De 1980 à 1997, un développement qui dérape :


1. Les années 80 : L'affaire Thomson :


a) Les objectifs du plan « IPT » :


Le plan IPT (plan informatique pour tous) est présenté au début de l’année 1985 par Laurent FABIUS, premier ministre. Le gouvernement affirme lors de cette présentation sa priorité de sensibiliser les enfants aux NTIC et d’en faire une génération suffisamment formée pour le futur. Le gouvernement de l’époque veut ainsi créer une « école forte, active, ouverte sur le futur afin de former des adultes du vingtième siècle [17] ». Ce plan a deux objectifs :

- il se veut tout d’abord démocratique car il veut sensibiliser efficacement tous les enfants afin qu’ils aient les mêmes chances quant à l’accès et l’utilisation de ces nouvelles technologies. Par cette voie, la France veut être le premier pays au monde à offrir des outils informatiques à tous.
- le deuxième objectif se situe au niveau de l’équipement. L’Etat prendra en charge la totalité des dépenses, les écoles n’auront ainsi aucun frais.
 
Ce plan contient de bonnes intentions et de gros moyens y sont attribués. Au total, 300 millions d’euros vont être investis dont la grande majorité pour l’équipement. Par cette réforme, l’Etat semblerait vouloir introduire les NTIC pour l’unique bien des enfants.
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[17] http://cteu.univ-lille3.fr/ea4b/article.php3?id_article=49

b) L'équipement des écoles :


100.000 micros ordinateurs vont être partagés entre les écoles françaises. Elles seront ainsi équipées d’ordinateurs T07 commercialisés sur Thomson, constructeur informatique français. Ces ordinateurs « familiaux » seront le plus possible connectés en nanoréseaux de six ordinateurs.

c) Les logiciels d'accompagement :


En plus des ordinateurs, les écoles vont recevoir une valise de programmes informatiques. Celle-ci a pour but de présenter les NTIC comme des outils au service d’autres apprentissages et non comme une matière à part entière. Elle est assez bien fournie et est composée de :
 
- logiciels éducatifs :
- en français, on retrouve des logiciels du type Elmo. Celui-ci a comme avantage de personnaliser l’apprentissage en s’adaptant au niveau des enfants. Par exemple, l’exercice devient plus facile en cas d’échecs ou plus complexe en cas de réussite.
- en mathématique : on propose des programmes de géométrie qui permettent d’éditer des figures et de réaliser des transformations dans le plan.
- en technologie : les enfants pourront manipuler des robots et les programmer.
 
- de plus, afin de former des enfants producteurs d’écrit, un traitement de texte est fourni. Les enfants pourront l’utiliser pour faire des comptes-rendus et des articles en vue de créer par exemple des journaux de classe.
 
- enfin, un logiciel LOGO accompagne cette valise. Au niveau gouvernemental, un fort accent est mis sur la programmation.

d) La fin du plan IPT :


En 1986, le constat est là, le matériel est très peu utilisé et dans certaines écoles, il est encore dans son emballage d’origine. Le pan IPT est donc arrêté par le gouvernement. Les investissements en matériels ont été colossaux, on peut donc légitimement se poser une question : pourquoi ce plan n’a-t-il pas porté ses fruits ?
 
Tout d’abord, la grande majorité du budget a été consacrée à acheter le matériel et peu d’argent a été destiné à acheter des logiciels si bien que ce marché s’est effondré. De plus, la formation des enseignants n’a pas été suffisamment poussée au niveau pédagogique et méthodologique : un enseignant formé techniquement aux NTIC ne saura pas forcément les utiliser pédagogiquement.
 
L’autre problème vient du matériel en lui-même. En effet, à la même époque, en 1984, Apple a révolutionné le monde de l’informatique en introduisant un système qui repose sur l’utilisation de la souris et de l’interface graphique. Cette interface est en fait une surcouche du système d’exploitation qui le rend plus intuitif et plus simple pour l’utilisateur. En effet, l’utilisation ne se fait plus à partir de lignes de codes, l’ordinateur est désormais un bureau fait de dossiers, de fichiers, de fenêtres et de menus : on peut même dire qu’il n’est pas nécessaire de savoir lire pour l’utiliser. Apple a également produit de bons logiciels de traitement de texte, des tableurs et de très bons logiciels éducatifs. Cela fonctionne d’ailleurs très bien aux Etats-Unis. Le parc informatique français était donc désuet dès son installation. Pourquoi le gouvernement a-t-il opté pour un constructeur inconnu au niveau mondial et pourquoi n’a-t-il pas opté pour Apple qui donnait de bons résultats aux Etats-Unis alors que l’on sait qu’un rapport technique [18] avait été déposé au cabinet du premier ministre. Il révélait la grande avancée technologique et les grandes possibilités du matériel d’Apple.
 
Dans la même lignée, on ne peut que s’étonner du choix matériel fourni dans les écoles car il s’agissait de matériel standard. Or, la quantité de matériel achetée a été considérable et malgré cela, le gouvernement l’a acheté sans négocier financièrement. Un Etat n’a-t-il pas une certaine puissance et un certain poids pour ce genre de transactions ? Or, cet immense marché de 300 millions d’euros n’a même pas donné lieu à un appel d’offre ! Ceci est étonnant car nos pays économiquement développés le font systématiquement et même pour la construction d’arrêts de bus.
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[18] http://www.cetec-info.org/jlmichel/ipt.rate.html

2. Conclusion :


Ce plan qui était annoncé à l’origine pour sensibiliser les enfants aux NTIC semblerait plutôt être une affaire d’Etat. En 1960, la France aurait développé son parc informatique dans des perspectives militaires, cette fois-ci, le but serait-il économique ? En effet, Thomson était en déficit et le gouvernement l’aurait simplement relancé en lui faisant une grosse commande. Aurait-on encore préféré une fois de plus des intérêts économiques à des intérêts éducatifs ? Ne serait-il pas temps d’introduire les NTIC pour l’unique bien des enfants et non pour d’autres profits politiques ou économiques ? D’autre part, les enseignants n’étaient pas assez formés pédagogiquement et méthodologiquement. Ce plan n’aura d’ailleurs pas empêché Thomson de couler peu après mais aura malheureusement gâché un projet qui aurait pu être intéressant pour les écoles.
 
Après le gros dérapage du plan IPT, on assiste à une véritable période de flottement au niveau de l’introduction des NTIC dans les classes. Successivement, on assiste à la suppression de l’option informatique en 1992, à son rétablissement en 1995 et à sa nouvelle suppression en 1997 ! Une prise de conscience de l’importance des NTIC émerge lentement mais les moyens mis en œuvre par l’Etat suivent mal. Les points faibles restent la formation initiale et continue des enseignants. De plus, de nombreuses personnes demandent que l’Etat définisse clairement des objectifs et des compétences pour ces nouvelles technologies afin de les soutenir et de les guider. Qu’en est-il actuellement de l’utilisation des NTIC en France ? Par la même occasion, qu’en est-il aussi de la Belgique ?

V. Récemment en France, le brevet informatique et Internet :


1. Les causes et l'annonce de ce projet :


En 1997, la France sort d’un plan désastreux qui était entaché par de « mauvaises » intentions. La France n’a plus de plans ni d’objectifs autour de ces nouvelles technologies si bien qu’elle se retrouve très en retard dans ce domaine : un fossé dangereux s’est d’ailleurs creusé par rapport aux autres pays. Le 25 août 1997, le premier ministre Lionel JOSPIN annonce « qu’il fera de l’entrée de la France dans la société de l’information une priorité du gouvernement afin que celle-ci devienne aussi une société de l’information pour tous [19] ». L’objectif du gouvernement est démocratique car il veut combattre la fracture numérique, c’est-à-dire l’inégalité d’accès et donc de maîtrise des NTIC qu’elle soit due aux origines sociales ou culturelles des enfants. Dans le cadre du PAGSI, Plan d’Action Gouvernemental pour la Société de l’Information, l’Etat débloque 4 milliards d’euros afin de rattraper ce retard et d’arriver à ces objectifs éducatifs. Dans cette lignée, le ministre de l’éducation nationale annonce la mise en place du B2i, brevet Informatique et Internet.
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[19] http://www.parti-socialiste.fr/tic/action.php

2. Définitions et objectifs du B2i :


Ce brevet comporte deux niveaux. Le niveau 1 du B2i devra être atteint à la fin de l’école primaire. Le niveau 2 du B2i devra être acquis à la fin du secondaire. Le niveau 1 regroupe cinq axes autour desquels gravitent 18 compétences [20] :

- maîtriser les premières bases de la technologie informatique.
- adopter une attitude citoyenne face aux informations véhiculées par les outils informatiques.
- produire, créer, modifier et exploiter un document à l’aide d’un traitement de texte.
- chercher, se documenter au moyen d’un produit multimédia.
- communiquer au moyen d’une messagerie électronique.
 
Au niveau de l’équipement, l’Etat s’est engagé à donner le matériel nécessaire à la réalisation de ce plan. Le gouvernement s’est engagé à connecter toutes les écoles avant 2002. De plus, chaque enseignant et chaque classe disposeront d’une adresse électronique. Au niveau de la formation des enseignants, le gouvernement a mis en place le C2i, le certificat Informatique et Internet.
 
Le B2i, qui se limite apparemment à un simple brevet, serait bien plus qu’un projet qui aurait simplement comme but de satisfaire la population quant à l’utilisation des NTIC dans la classe. Il a un but d’équité car l’objectif est que chaque enfant sorte avec les mêmes bases dans les NTIC. Ce brevet veut donc lutter contre la fracture numérique de la société. Il comporte ainsi plusieurs points intéressants :
 
- le premier est que ce brevet doit être complété dans une situation d’évaluation continue. Il ne s’agit donc pas d’évaluer sa maîtrise lors de séances spécifiques telles que cela peut se faire dans une salle d’informatique mais au cours de situations réelles, variées et fonctionnelles. Néanmoins, cela va à l’encontre de ce qui est fait habituellement et je me demande comment les enseignants vont changer leur manière de faire alors qu’elles sont ancrées en eux.
 
- le deuxième est que l’évaluation est revue sous un autre angle car ce brevet sera complété par l’élève et l’enseignant dans des situations d’autoévaluation et de co-évaluation.
 
- le troisième est que ce brevet est personnel et qu’il peut faire l’objet d’une différenciation. En effet, l’enseignant peut ajuster sa pédagogie afin de permettre à chaque enfant d’évoluer et de progresser selon son propre rythme.
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[20] http://www.education.gouv.fr/bo/2000/42/encart.htm

3. Le C2i :


Dans la lignée du B2i et afin de ne pas commettre la même erreur de formation des enseignants que celle qui a conduit à un capotage du plan IPT, le gouvernement a lancé le C2i, certificat Informatique et Internet [21]. Celui-ci sera expérimenté au cours de l’année 2004-2005 et sera généralisé et obligatoire pour tous les futurs enseignants à partir de 2007. Il est articulé autour de plusieurs axes :

- les problématiques et les enjeux liés aux NTIC en général et dans l’éducation en particulier.
- les gestes pédagogiques liés au NTIC.
- la recherche et l’utilisation de ressources.
- le travail en équipe et en réseau.
- les espaces numériques de travail.
- l’évaluation et la validation des compétences NTIC dans le cadre des référentiels inscrits dans les programmes d’enseignement (B2i).
 
On voit donc que ce brevet a inclus une formation technique, méthodologique et pédagogique. Cela est très intéressant car il va peut-être assurer une bonne mise en place du B2i dans les classes. Néanmoins, seuls les étudiants en formation à l’IUFM, institut universitaire de formation des maîtres, le passeront. Cela veut dire qu’il faudra environ 40 ans pour que tous les enseignants l’aient et mettent bien en place le B2i ! J’estime que cette formation ne devrait pas être seulement initiale mais aussi continue et obligatoire pour les enseignants déjà en poste. Néanmoins, peut-être ceux-ci sont-ils assez formés et peut-être mettent-ils bien en place le B2i ?
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[21] http://www.educnet.education.fr/formation/C2i-ens.htm

4. Conclusion :


En plus des objectifs d’équipement, on voit bien que ce brevet a de belles intentions démocratiques et qu’il a pour but de présenter les NTIC comme des outils au service de l’apprentissage et au service de l’interdisciplinarité et non comme une matière. Néanmoins, ce brevet me fait penser à une série d’objectifs qu’il faut atteindre et je me demande si les établissements délivreront le B2i dans des situations de classe, réelles et fonctionnelles et non lors de séances d’informatique ? Si le gouvernement a mis en place une formation strictement initiale aux NTIC, les enseignants déjà en poste les utilisent-ils bien en classe et peuvent-ils ainsi se dispenser d’une formation ?

VI. Récemment en Belgique, le plan stratégique TIC :


1. Le plan cyber-écoles :


a) La mise en oeuvre de ce projet :


Ces dernières années, la région wallonne a installé dans les écoles primaires, secondaires et de promotion sociale environ 20.000 ordinateurs. Ceux-ci ont été d’ailleurs connectés à Internet. La région a financé à hauteur de 300 millions d’euros tout l’équipement et s’est engagée à entretenir le matériel pendant une période de trois ans. De plus, afin de poursuivre ses efforts financiers, une cellule a été créée dans le but de poursuivre le plan d’équipement, d’assurer le renouvellement du matériel et de veiller à ce que les NTIC soient utilisées et intégrées au sein des écoles.
 
Ce plan donne donc des facilités aux enseignants car le matériel et les connexions à Internet sont intégralement pris en charge par la région. De plus, ils bénéficient d’un service de maintenance pendant trois ans. Néanmoins, on peut se demander quel matériel a été mis en place et s’il est adapté pour les enfants ?

b) Apple au centre de ce projet :


Un appel d’offre a été effectué en 1999 (contrairement au plan IPT !) afin de sélectionner le fournisseur de l’ensemble du matériel mis à disposition des écoles primaires. Apple a été sélectionné pour l’équipement des écoles primaires.
 
Les écoles ont reçu soit un ordinateur soit une ou plusieurs triplettes composées de trois ordinateurs reliés en réseaux et cela en fonction du nombre d’enfants. Ils bénéficient gratuitement d’un lecteur de cédérom, d’une imprimante, d’une table de rangement, d’un appareil photo numérique et d’une connexion à Internet ! Au niveau logiciel, tous les outils sont là : on retrouve Apple Works, des logiciels de navigation Internet, des logiciels de gestion de photos et toute une gamme de logiciels comme l’encyclopédie Larousse, la maison des sciences, …
 
On est donc face à un matériel très varié, très complet et tout à fait adapté aux enfants. De plus, outre ses tarifs préférentiels, le matériel de chez Apple, contrairement aux PC de base fonctionnement sous Windows, a une très bonne longévité. Les enseignants possèdent donc un matériel très complet et adapté pouvant être utilisé d’une manière efficace avec les enfants.
 
Apple a également mis les moyens et assure un très bon support technique pour les enseignants. En effet, ils peuvent aller consulter un site dédié sur http://www.cyberecoles.be On retrouve sur ce site le HelpDesk qui assure aux cyber-écoles un support téléphonique pour le matériel et les logiciels. En plus de forums et de foires aux questions, on peut accéder aux dernières nouvelles comme la lettre mensuelle d’informations. Sur celle-ci sont repris des courriers d’enseignants praticiens, des découvertes de nouveaux logiciels ainsi que des propositions de formations. On a donc un service de qualité et un très bon soutien technique et méthodologique pour les enseignants. Apple démontre et assume donc sa place de leader dans la « cyber-éducation ».

2. Le plan stratégique de la Communauté française de Belgique :


En juillet 2002, la Communauté française a élaboré un plan [22] qui a pour but d’intégrer les NTIC dans l’enseignement obligatoire et de promotion sociale. En effet, celle-ci veut lutter contre la fracture numérique présente dans notre société et veut donc que ce plan soit un moyen de donner à tous les enfants des bases dans les NTIC. Ce plan représente un ensemble d’objectifs qui ont pour but d’intégrer ces nouvelles technologies dans la vie de la classe, dans son quotidien. Pour ce faire, il est articulé autour de quatre axes :
 
            - déployer du matériel dans les établissements et en assurer le bon fonctionnement.
            - intégrer les NTIC dans les pratiques pédagogiques.
            - permettre à chaque élève de devenir un utilisateur familier des NTIC.
            - faciliter la gestion de l’établissement par l’introduction des NTIC.
 
Pour permettre la réalisation de ces quatre axes, 48 mesures ont été établies sous forme d’une arborescence. On y remarque des mesures au niveau des formations, de l’équipement, le projet d’un socle de compétence dans les NTIC, d’un brevet et aussi le développement des cyber-écoles.
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[22] http://www.enseignement.be/pass/

3. Le passeport TIC :


Monsieur Hazette, le ministre de l’enseignement secondaire a mis en place à la rentrée 2004 un passeport TIC. Ces établissements ont reçu une circulaire qui les invitait à participer à ce projet. Etonnamment, le secondaire a été équipé fin 2000 par des constructeurs de PC comme Siemens et non par Apple. Ce passeport TIC s’articule autour de quatre modules :
 
- maîtriser les premières bases de l’outil informatique.
- produire et exploiter des documents.
- exploiter des sources d’information numérique.
- communiquer au moyen de la messagerie électronique.
 
Ces différents modules sont exploités de façon théorique (culture informatique), il s’agit souvent de réflexions et de précisions. Par la suite, les enfants vont manipuler les différents outils (pratique). Une troisième composante intervient : l’attitude. En effet, les enfants vont être amenés à développer par exemple un esprit critique face aux informations provenant d’Internet.
 
Ce passeport TIC a de bonnes intentions mais je lui reproche certaines choses. D’abord, je conçois qu’il est intéressant et riche d’utiliser en primaire du Macintosh et de manipuler ensuite un univers Windows, néanmoins, je me demande si cela ne va pas creuser encore le fossé numérique qu’il pourrait y avoir entre les élèves. De plus, le fait d’utiliser les NTIC dans une salle d’informatique va en faire, me semble-t-il, une matière et non un outil. Enfin, je trouve que l’on apprend dans les salles d’informatique à utiliser certains logiciels mais on ne développe pas la capacité des enfants à réfléchir dans des situations réelles et fonctionnelles aux outils dont ils vont avoir besoin.

4. Conclusion :


Par le biais du projet « cyber-écoles » et du plan stratégique, les écoles primaires ont reçu du matériel de qualité fourni par Apple et un très bon suivi. Néanmoins, beaucoup d’entre elles l’ont placé dans des locaux informatiques et n’ont jamais fait appel à ce suivi. Je ne comprends pas cette contradiction entre créer ces locaux et vouloir en faire des outils de la vie quotidienne. On peut se poser d’ailleurs la question suivante : est-ce que certains enseignants ne vont pas en salle informatique et donc n’utilisent pas les NTIC car cela serait tout de suite trop contraignant au niveau de l’organisation de la classe ? Quant à l’équipement de l’établissement, je pense que ce n’est pas au chef d’établissement de décider s’il veut ou non utiliser les NTIC en classe. En effet, imaginez un enseignant qui aimerait utiliser les NTIC et qui se trouve dans un établissement où le directeur n’est pas motivé. Je trouve que l’équipement devrait être une obligation et que son utilisation par les enfants devrait avoir le même statut.
 
Au niveau de la formation, les enseignants peuvent bénéficier d’un très bon accompagnement. En effet, Apple propose environ cinq formations tous les mois. Celles-ci sont mentionnées sur le site cyber-écoles, sur les lettres mensuelles d’information ou sur la partie éducation du site d’Apple. L’intérêt majeur de ces formations c’est qu’elles ont des objectifs techniques et pédagogiques : par exemple, une d’entre elles est une formation sur l’utilisation d’iLife dans une classe. Par ailleurs, des centres d’autoformation (IFC et CAF) proposent des formations intéressantes. En effet, j’ai trouvé une formation sur la création de pages Web avec des enfants. Néanmoins, ces formations posent certains problèmes d’organisation et d’investissement de la part de l’enseignant. La formation est je pense essentielle si l’on veut que les enseignants utilisent les NTIC en classe. Les enseignants se sentent-ils assez formés ? Veulent-ils suivre des formations ? A quels niveaux ? Les différents plans mis en place par la Belgique ont-ils un réel impact dans les classes ?

VII. Conclusion :


Les précurseurs des premiers outils informatiques sont apparus il y a une cinquantaine d’années et ont été introduits en premier par PRESSEY, SKINNER et CROWDER. Sur cette lancée, un engouement s’est fait autour de ces technologies et elles sont petit à petit entrées dans le système éducatif. Malheureusement, à partir de 1980, des intérêts politiques, militaires et économiques sont venus remplacer ceux purement éducatifs et dès lors, l’enfant n’était plus au centre de l’action pédagogique, démocratique et éthique. Cette période a été longue puisqu’elle a duré près de vingt ans.
 
En 2005, dans notre société de l’information, de mondialisation et à l’heure du décret mission qui établit officiellement comme fondamental « d’amener tous les élèves à s’approprier des savoirs et compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique, sociale et culturelle [23] », on peut légitimement se demander quelle est la situation dans les écoles que ce soit au niveau du matériel ou au niveau de son utilisation. De plus, quel a été l’effet du plan stratégique, du plan cyber-écoles et du B2i ? Les engagements de l’Etat ont-ils été respectés ? Les enseignants les utilisent-t-il bien ? Pour répondre à ces questions, il m’a semblé bon d’aller faire le point sur le terrain.
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[23] Décret mission du 24 juilliet 1997

F. Comment sont perçues et utilisées les NTIC ?


I. Introduction :


Les enfants ne naissent pas avec les mêmes chances de réussir dans leur vie scolaire et professionnelle. Le système scolaire a donc un rôle clé et déterminant pour diminuer la fracture numérique qui se dessine de plus en plus entre les classes sociales. En effet, si l’école ne le fait pas, qui le fera ? La France et la Belgique ont donc développé ces dernières années des projets éducatifs qui ont pour but d’introduire les NTIC dans les classes afin de réduire ce fossé dangereux et afin de former de futurs citoyens capables de s’insérer dans cette société de l’information et de la technologie. A la fin de leur scolarité primaire, tous les enfants devraient avoir intégré des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être dans les nouvelles technologies, tous les enfants devraient quitter l’école avec un bagage minimum qui leur permettra de les utiliser correctement tout au long de leur vie, … Est-ce le cas ? En outre, plusieurs questions me préoccupent : quel matériel est présent dans les écoles ? Comment les enseignants considèrent-ils les NTIC ? Comment les utilisent-ils ? Quel est l’impact des projets belges et français sur le terrain ?
 
Pour répondre objectivement à toutes ces questions, j’ai mené une enquête [24] sur un échantillon de 370 personnes (préalablement, j’ai réalisé un test sur un échantillon de 15 personnes pour voir si mes questionnaires étaient efficaces). J’ai ainsi axé mes recherches en Belgique, en France et au Luxembourg chez des directeurs et des enseignants. Je suis aussi allé consulter les étudiants en formation et les tout nouveaux enseignants afin de voir si la nouvelle formation donnée dans les Hautes Ecoles a un impact intéressant par rapport aux enseignants déjà en poste depuis longtemps. Sur ces 370 personnes, plus de 50 % m’ont répondu ce qui m’a permis de recueillir 195 réponses. Les analyses mentionnées ci-dessous sont donc basées sur un échantillon important mais il faudra néanmoins les prendre avec réserves et avec précautions. Les résultats concernant le Luxembourg feront l’objet d’une analyse séparée car c’est un pays qui se démarque beaucoup de la Belgique et de la France.
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[24] Les questionnaires proposés et les résultats sont présentés en annexe

II. Quelques graphiques :


Après avoir récupéré ces 195 questionnaires, je les ai dépouillés. Les résultats que j’ai obtenus sont disponibles en annexe sous forme de tableaux. Ils ne sont pas détaillés dans le même ordre que les questionnaires car j’ai essayé au maximum de regrouper les différentes questions en thèmes afin de rendre leur analyse plus claire et plus accessible. Parmi tous ces résultats, certains ont particulièrement attiré mon attention car ils sont assez révélateurs :

- au niveau des options pédagogiques mises en œuvre par rapport aux NTIC.
- au niveau de l’utilisation des NTIC proprement dite.
 
Hormis la direction, les écoles sont-elles connectées à Internet ?

Connexion Internet

Est-ce que les établissements possèdent une salle informatique ?

Salle informatique

Y a-t-il des ordinateurs dans toutes les classes des établissements ?

Ordinateur dans la classe

Les enseignants et les étudiants pensent-ils être suffisamment formés pour utiliser les NTIC dans leur classe ou dans leur future classe ?

Niveau de formation

Si non, voudraient-ils suivre une formation ?

Souhaits de formation

Est-ce que les enseignants qui se sentent bons dans les NTIC les utilisent (les utiliseront) dès qu’ils le peuvent (le pourront) dans leur classe (future classe) ?

Fréquence d'utilisation

Est-ce que les enseignants qui possèdent un ordinateur dans leur classe l’utilisent dès qu’ils le peuvent avec les enfants ?

Relation 1

60 % des enseignants déclarent utiliser les NTIC en classe. A quelle fréquence le font-ils ?

Relation 2

III. La place des NTIC dans les établissements :


1. Le matériel présent dans les établissements :


En classe, la Belgique et la France possèdent très peu d’ordinateurs, on n’en dénombre seulement qu’un pour environ vingt-cinq élèves. Ce chiffre est très faible pour des pays occidentaux qui ont mis en place des projets d’équipement et qui ont des ambitions dans ce domaine. N’oublions pas par exemple que la France veut se placer en première position européenne dans ce domaine dans les prochaines années ! De plus, ces outils sont quasiment tous placés dans des salles informatiques. En effet, l’enquête montre que peu d’enseignants en ont dans leur classe et qu’au contraire, presque la totalité des établissements possèdent un local informatique. Ces derniers sont généralement bien équipés que ce soit au niveau des imprimantes, des scanners ou des appareils photos numériques. Néanmoins, je trouve que cette organisation va totalement en contradiction avec les textes et l’intérêt des enfants. En effet, les ministres préconisent de faire des NTIC des outils de la vie quotidienne, des outils au service d’autres apprentissages et non une matière. Or, la salle d’informatique est loin de la classe, elle pose des problèmes d’organisation et de planning, elle va donc induire plutôt des cours cloisonnés d’informatique. Lors de mon passage dans les écoles et lors de la visite des locaux, j’ai systématiquement observé des séances magistrales d’informatique où les enfants tapaient bêtement des textes sans qu’il n’y ait aucun projet, sans qu’il n’y ait de fonctionnalité, la seule « motivation » était le passage du B2i. Pourtant, il est clairement écrit dans les programmes que ce brevet doit se compléter tout au long de l’année, lors de son utilisation de tous les jours, en situation de co-évaluation, les établissement ne respectent donc pas les directives qui sont pourtant intéressantes. Il est vrai néanmoins qu’il n’y aurait pas assez d’ordinateurs si les directeurs voulaient les placer dans toutes les classes. D’autre part, la faiblesse du plan belge se fait ressentir. Pourquoi la Communauté et la Région n’ont-t-elles pas équipé systématiquement toutes les écoles au lieu de le faire au bon vouloir des directeurs ? Si nos systèmes veulent que tous les enfants utilisent les NTIC, il faudrait peut-être que toutes celles-ci en possèdent ! D’autre part, l’enquête a mis en évidence une différence entre ces deux pays. En effet, on peut remarquer que le parc informatique français fonctionne à 100 % sous Windows alors que la Belgique fonctionne en majorité pour ce qui est du fondamental sous Macintosh. Ces deux modes de fonctionnement n’empêchent pas d’avoir des établissements qui ne développent pas de projets de classes ou d’établissements autour de ces nouvelles technologies.

2. Les connexions présentes dans l'établissement :


En complément du matériel, les connexions Internet sont fondamentales dans une installation si l’on veut avoir des classes ouvertes sur le monde extérieur et si l’on veut former les enfants à cet outil à la fois extraordinaire et dangereux. A ce niveau, on peut remarquer que la France se détache fortement de la Belgique dans ce domaine. En effet, la grande majorité des écoles françaises sont connectées à Internet alors que moins de la moitié des établissements belges y sont. Ces résultats sont décevants car l’Etat belge et la région wallonne subventionnent très bien ce type d’outil. Je ne comprends donc pas pourquoi la totalité des écoles belges n’y sont pas connectées, la Belgique a encore une fois de plus laissé ce problème au libre choix des directeurs et cela pose évidemment des problèmes. D’ailleurs, je suis convaincu que beaucoup d’enseignants aimeraient en bénéficier. Bien que la situation française soit meilleure, ces résultats m’ont déçu car dans le bulletin officiel paru en 2002 [25], il est clairement indiqué que toutes les écoles disposeraient d’une connexion avant 2002, or nous sommes en 2005 et le gouvernement français n’a pas tenu ses engagements. Est-ce parce que le gouvernement est passé de gauche à droite ? Une fois de plus, si on veut que tous les enfants sachent utiliser ces outils, il faut que tous les enfants puissent en bénéficier. J’aimerais d’ailleurs faire remarquer qu’une des écoles françaises concernées n’est pas des moindres puisqu’il s’agit d’un établissement en plein centre ville de Charleville-Mézières et qu’elle est fréquentée par environ 400 enfants. Dans le même registre, les ordinateurs sont beaucoup plus souvent reliés en réseau en France qu’en Belgique. L’autre point intéressant est que les salles connectées à Internet sont une fois de plus les salles informatiques et non les classes, l’utilisation d’Internet ne peut donc pas se faire dans la vie quotidienne de la classe, elle se fera lors de séances décrochées. J’ai d’ailleurs remarqué que plusieurs professeurs des écoles ont sous-entendu que le B2i n’était pas passé dans des situations réelles mais dans des cours d’informatique, plusieurs enseignants sont donc au courrant de cette triste situation.
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[25] http://www.education.gouv.fr/bo/2000/42/encart.htm

3. Conclusion :


L’enquête a démontré que les écoles françaises et belges sont loin d’avoir le matériel adéquat pour utiliser correctement les NTIC en classe. De plus, le peu de matériel disponible est systématiquement placé dans des salles informatiques. Ne serait-il pas temps de prendre conscience qu’il vaut mieux quelques ordinateurs dans chaque classe que des ordinateurs dans une salle si l’on veut réellement en faire un outil de la vie quotidienne et un outil au service d’autres apprentissages ? Néanmoins, les projets mis en œuvre dans ces pays ont permis quand même d’équiper quelques écoles. En Belgique, ces installations dépendent des directeurs, ceux qui sont motivés donnent accès aux NTIC aux enfants et au contraire, ceux qui ne le sont pas en refusent l’accès. Quant aux écoles françaises, le projet a permis à plus de 90 % d’entre elles de bénéficier d’une connexion Internet, néanmoins, nous n’arrivons pas à la totalité des établissements. N’est-il pas temps de se poser des questions d’éthique ? Veut-on oui ou non que tous les enfants utilisent les NTIC ? Enfin, dans ces conditions d’évaluation certificative et non formative, les enfants n’obtiennent pas un B2i correspondant à sa définition mais passent un examen du B2i dans des conditions artificielles et qui sont loin d’être réelles et fonctionnelles.

IV. Les enseignants et les NTIC :


1. La conception des NTIC chez les enseignants :


La conception des NTIC chez les enseignants diffère peu entre les Français et les Belges. En effet, une grande majorité d’entre eux ont déjà entendu parler de celles-ci mais seulement le tiers d’entre eux savent réellement ce que c’est. En outre, quand on leur demande si ce sont des outils essentiels comme le français et les mathématiques, seulement le tiers adhère à cette proposition. Cela pose tout de suite un problème car pour la majorité d’entre eux, ces outils ne sont pas essentiels et cela va bien entendu se répercuter dans les classes. Cette situation se confirme car seulement 10 % des enseignants pensent que c’est le devoir de l’école de sensibiliser les enfants à ces nouvelles technologies. Un quart pense même que cela est secondaire. Les NTIC sont donc mal considérées et perçues par beaucoup d’enseignants. D’ailleurs, ceux qui les utilisent dès qu’ils le peuvent et dans de bonnes conditions n’ont généralement pas répondu à une question (Comment vous situez-vous par rapport à vos collègues quant à l’utilisation des nouvelles technologies dans les classes ?). Ce malaise peut se comprendre car l’enseignant a pour devoir de les utiliser dans les classes. En effet, est-ce qu’il n’est pas difficile de faire part des faiblesses de ses collègues et de dénoncer leur manque de professionnalisme qui consiste à ne pas mettre en œuvre toute son énergie pour conduire les enfants à la maîtrise des outils essentiels (les NTIC autant que le français) pour qu’ils puissent trouver leur place dans la société. D’autre part, un exemple montre même qu’elles sont mal connues car seulement 50 % des enseignants français savent que les NTIC sont présentes dans les programmes. A ce propos, l’introduction de compétences dans les socles belges serait peut-être une bonne idée, il faut dire que seulement trois cases et deux pages du programme y font allusion, en l’occurrence les cases 1613, 2078, 2082 et les pages 476 et 477. Il est donc difficile de les trouver, toutefois, j’espère que les enseignants ne se limitent pas à celles-ci. A fortiori, les instituteurs belges seraient favorables à son introduction dans les socles, selon eux, cela les guiderait. Malgré ces conceptions, les enseignants les utilisent-ils en classe ?

2. L'utilisation des NTIC dans les classes :


La moitié des enseignants utilisent les nouvelles technologies pour leur propre usage comme par exemple pour taper leurs leçons, néanmoins, ils ne les utilisent pas beaucoup avec les enfants. Il y a donc une contradiction dans leur manière de faire. En effet, ils ne développent pas de compétences au niveau des NTIC chez les enfants alors qu’elles leur sont très utiles dans leur vie quotidienne. Les enseignants savent donc que ce sont des outils essentiels à notre époque mais agissent comme s’il n’était pas nécessaire de les pratiquer à l’école. Cela se ressent dans les classes car très peu d’enseignants les utilisent dès qu’ils le peuvent. Au contraire, on peut remarquer que les enseignants qui possèdent un ordinateur dans la classe l’utilisent beaucoup plus. Cela montre une fois de plus la faiblesse des salles informatiques (ou cela signifie que ceux qui veulent un ordinateur dans leur classe réussissent à l’obtenir !). Les NTIC doivent être accessibles s’il on veut en faire des outils de la vie quotidienne, si l’on veut que les enseignants les utilisent dans des situations réelles et fonctionnelles.
Au niveau de l’utilisation proprement dite, ces nouvelles technologies sont employées de plusieurs manières. On remarque néanmoins que le traitement de texte et Internet sont souvent employés. Word est souvent utilisé pour remettre des textes au propre et Internet pour réaliser des recherches. Internet est un outil incontournable mais il est du devoir de l’enseignant d’y poser des limites. En effet, les enfants doivent prendre conscience de ses apports mais aussi de ses dangers. Ainsi, l’enseignant devra développer chez eux l’esprit critique. Par ailleurs, d’autres utilisent des logiciels pour faire de la médiation et des petits jeux éducatifs. Une autre utilisation fréquente est la séance décrochée d’informatique : les enfants y vont à horaires fixes avec parfois du personnel comme des assistants d’éducation. Les enseignants utilisent donc cette fameuse salle pour faire un cours artificiel et magistral d’informatique : le B2i fait donc l’objet d’examens. Je trouve que cette situation est bien triste car ils ont dans les mains une grille intéressante et des textes pour les aider à mieux les intégrer, mais ils font néanmoins le contraire ; ces mauvaises pratiques sont donc fort encrées dans les écoles et chez les enseignants. Les utilisations conformes au B2i sont rares, très peu d’enseignants les utilisent dans des situations réelles, quotidiennes, fonctionnelles, très peu d’entre eux en font un outil au service d’autres apprentissages, trop peu en font la clé de projets. Outre les problèmes de matériel, pourquoi en sommes-nous là ?

3. La formation des enseignants :


Quelques pistes ont été citées ci-dessus mais une raison importante est leur niveau de formation. En effet, la majorité des enseignants ne se sentent pas à l’aise avec ses outils. Or, il est très difficile d’aborder avec les enfants quelque chose qu’on ne connaît pas et qu’on ne maîtrise pas soi-même. Mr LERUSE m’avait d’ailleurs parlé il y a deux ans d’une étudiante qui avait voulu utiliser les NTIC avec les enfants lors d’une classe verte. Des problèmes se sont posés car celle-ci a tellement mis d’énergie pour utiliser le matériel qu’elle en a oublié toute sa pédagogie, sa méthodologie et son savoir-faire. La formation est donc une clé importante dans ce problème. D’ailleurs, la grande majorité des enseignants estiment qu’ils ne se sentent pas assez formés pour utiliser les NTIC dans les classes. Cela pose donc un double problème : la formation initiale et la formation continue. Peu d’enseignants utilisent les NTIC et encore moins les utilisent correctement. Néanmoins, j’ai pu constater lors de mon enquête qu’ils aimeraient suivre des formations tout au long de leur carrière. Ces enseignants seraient intéressés par une formation méthodologique et technique. Cela serait primordial car ces enseignants ont fait leur formation initiale à une époque où l’on ne parlait pas beaucoup de ces outils. Or, de nos jours, une des missions de l’école est de former les enfants à celles-ci. De plus, ces outils évoluent tout au long de l’année et ce de plus en plus vite. Les NTIC ne doivent pas faire peur aux enseignants, ils doivent apprendre à les apprivoiser. La formation est d’autant plus importante que l’enquête montre que les enseignants les mieux formés les utilisent le plus et le mieux. Néanmoins, des questions se posent au niveau de la formation initiale. Forme-t-elle mieux aujourd’hui les futurs enseignants dans l’approche des nouvelles technologies dans les classes ?

4. La formation initiale des futurs enseignants :


Afin de voir si la formation dispensée donne des résultats satisfaisants par rapport aux enseignants déjà en poste, j’ai mené une partie de mon enquête à la Haute Ecole Robert Schuman dans les trois niveaux de la section instituteur primaire. De plus, je suis aussi allé consulter des étudiants sortis en juin 2004 afin de voir l’impact direct dans leur manière d’introduire les nouvelles technologies dans les classes. Evidemment, avec la présence du cours de NTIC, les étudiants savent de mieux en mieux ce que sont les nouvelles technologies. Ce qui est intéressant de voir est qu’ils accordent beaucoup plus d’importance à ces outils. En effet, plus on monte dans les années, plus ils conçoivent les NTIC comme des outils essentiels et ce beaucoup plus que les enseignants déjà en place. Ainsi, la moitié des étudiants sortis l’an dernier ont pris conscience d’une de leur mission, en l’occurrence le devoir professionnel et éthique de faire utiliser les NTIC par les enfants dans les classes. La formation porte donc ses fruits à ce niveau. On peut aussi remarquer qu’ils se sentent de plus en plus à l’aise avec celles-ci. En effet, on voit une nette progression si bien que 75 % des étudiants sortis ont un bon, voir un très bon niveau de maîtrise et de connaissance dans les NTIC contre seulement le tiers chez les enseignants déjà en place. La formation a donc un double effet positif, les étudiants évoluent au cours des trois ans et sont beaucoup mieux formés que les enseignants déjà en poste depuis longtemps. Au niveau de l’utilisation proprement dite, les étudiants les utilisent de plus en plus et beaucoup mieux que ceux sortis il y a longtemps. D’une conception plutôt traditionnelle en première année, ils en font de plus en plus des outils au service d’autres apprentissages, des outils à utiliser lors de projets, lors de situations réelles et fonctionnelles, ils les utilisent donc de mieux en mieux. Les étudiants ont donc conscience de leur rôle, de leur mission, de l’importance de sensibiliser les élèves mais aussi de la manière dont il faut les aborder. Les étudiants sont donc mieux formés et ils en ont aussi conscience, il faut arriver à ce que les enseignants n’aient plus peur de ces outils. Néanmoins, des réalités de terrain creusent une différence entre les étudiants en formation et ceux sortis l’an dernier. En effet, ces derniers ont rencontré des problèmes de matériel alors que les étudiants ont plus des problèmes de méthodologie. Ainsi, ils aimeraient suivre des formations techniques alors que les étudiants voient plus l’aspect méthodologique. Cela montre encore que les nouveaux enseignants sont mieux armés et mieux préparés. Il ne faudra pas non plus oublier que la formation est essentielle même chez un enseignant qui maîtrise les NTIC, un enseignant instruit n’est pas forcément un enseignant pédagogue et praticien. Enfin, l’enseignant doit prendre conscience que les NTIC sont des outils à utiliser au même titre que des bics.

5. Un pays à part, le Luxembourg :


a) Les résultats de mon enquête au Luxembourg :


Avec environ 5 élèves par ordinateur et environ 3 machines par classe en moyenne, le Luxembourg a mis de gros moyens afin que ses établissements vivent enfin à leur époque, c’est-à-dire à celle des nouvelles technologies. Toutes les classes et les salles informatiques possèdent des connexions Internet et des réseaux. Cette volonté se confirme par la mise en place de nombreux projets d’établissement autour des NTIC. Les enseignants disposent donc d’un matériel accessible, complet et aussi d’un véritable soutien de L’Etat. De plus, les enseignants luxembourgeois maîtrisent mieux ces outils si bien qu’ils les utilisent plus et mieux dans les classes. Comment se fait-il qu’il y ait une aussi grande différence ?

b) Le projet technolink :


De par un contexte économique en bien meilleure santé que le nôtre, la ville de Luxembourg a développé un projet de grande envergure. Ce projet appelé technolink [26], accepté par 90 % des enseignants, est un concept d’utilisation des NTIC qui a plusieurs objectifs :

- équiper les écoles primaires et même préscolaires de la ville de Luxembourg.
- créer des contenus pédagogiques.
- organiser la formation continue des enseignants.
- animer l’utilisation des NTIC dans les classes.
- lancer « édulinks », une machine de recherche pour les classes luxembourgeoises.
 
Chaque classe et chaque enseignant possède son ordinateur portable iBook Apple et chacune d’entre elles a reçu du matériel de base comprenant ordinateurs, scanners, appareils photos et caméscopes numériques. Vu le nombre de classes dans l’établissement, chaque enfant a la possibilité de travailler avec son propre ordinateur. Toutes ces technologies ont été reliées en réseau Intranet et sont connectée via le réseau sans fil. De plus, comme si tout se matériel ne suffisait pas, chaque classe a reçu un vidéo-projecteur. Les classes, les élèves et même l’enseignant sont donc parfaitement équipés. Ces nouvelles technologies sont employées lors de séances de travail collectif iBook et avec l’aide du vidéo-projecteur. D’ailleurs, le projet technolink a abandonné la conception de la salle informatique (il serait temps d’en faire autant) pour plusieurs raisons. En effet, se déplacer avec une classe dans une autre salle a toujours été dérangeant et technolink a pour but d’utiliser les NTIC comme des outils quotidiens de la classe. On peut donc se poser plusieurs questions : les enseignants luxembourgeois vont-ils exploiter les NTIC correctement avec les enfants ? Les enfants vont-ils en tirer de meilleurs bénéfices ? Il serait intéressant de voir dans quelques années les conséquences de ce projet.
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[26] http://www.technolink.lu/

V. Conclusion :


Cette enquête a permis de montrer les lacunes de nos systèmes éducatifs par rapport à l’approche des nouvelles technologies dans les classes. En effet, les établissements manquent cruellement de matériel. D’ailleurs, un exemple m’a frappé : un étudiant de l’an dernier a dû acheter avec son propre salaire un ordinateur d’occasion parce qu’il voulait faire son métier, celui d’offrir à tous les enfants une formation dans les NTIC. Je trouve honteux et scandaleux d’en arriver là, je pense que l’on doit mettre à disposition des enseignants tous les outils dont ils ont besoin et en particulier un ordinateur. En effet, demande-t-on à un agent de l’EDF d’acheter avec son salaire les pylônes pour placer les câbles électriques ? Demande-t-on à un conducteur de la SNCF d’acheter son ordinateur de bord pour conduire le train ? Il est peut-être temps que les instances politiques en prennent conscience. Voulons-nous oui ou non intégrer les NTIC dans les classes ? Veut-on former de futurs citoyens ? Veut-on lutter contre la fracture numérique entre les classes sociales ? De plus, le peu de matériel est mal réparti car le tout est placé dans des salles informatiques. Les enfants les utilisent donc, pour ceux qui ont encore de la chance, dans des conditions artificielles, ils ne les emploient pas dans des situations réelles et fonctionnelles telles que des projet. On ne développe donc pas l’autonomie et la motivation des enfants face à ces outils incontournables de la vie, comment développer l’autonomie d’un enfant lors d’une séance d’informatique ? Les enseignants sont aussi à l’origine de ce problème car peu d’entre eux en voient l’utilité et considèrent que c’est leur devoir, ils les utilisent peu et avec de mauvaises approches. En plus de ce manque de prise de conscience, les enseignants ne sont pas préparés à les utiliser car ils ne maîtrisent pas ces outils et n’ont pas suivi de formation pédagogique et méthodologique quant à l’utilisation de ces outils dans les classes. Les plans belges et français n’ont donc pas eu de gros impacts, le B2i est mal employé et les textes ne sont mêmes pas connus de tous les enseignants, n’était-il pas normalement convenu que tous les enfants passent leur B2i avant 2002 ? Le matériel promis par les bulletins officiels fait défaut et les promesses ne sont pas honorées par l’Etat. Si l’on veut que 100 % des élèves maîtrisent ces outils, il faut que 100 % des enseignants les utilisent, n’est-il pas temps d’obliger les enseignants à les utiliser ? Un employé dans une usine ne doit-il pas faire l’effort de s’adapter à son époque ? Il est vrai que la formation initiale porte ses fruits mais ceux qui sont en place doivent dès aujourd’hui se former. Doit-on attendre 40 ans pour que l’ensemble des enseignants soit formé ? Il est désormais temps que les hautes instances comprennent que ces enfants sont les futurs citoyens de demain, ceux qui vont continuer à construire et à développer nos pays. N’est-il pas temps de permettre à chaque enfant, quel que soit son milieu social et culturel de pouvoir prendre sa place dans notre société de l’information et de la technologie ?

G. Comment utiliser les NTIC en classe ?


I. Introduction :


Les nouvelles technologies posent donc des problèmes dans les classes, l’enquête a mis en évidence les lacunes de notre système scolaire à ce niveau. Néanmoins, je ne cesserai de répéter qu’en tant que professionnel, il est de notre devoir de préparer nos élèves à leur vie future, à être capable de lire, d’écrire, de compter et aussi à être capable d’être autonome face aux NTIC et à pouvoir vivre dans notre société de la technologie. Le plus gros problème mis en évidence dans mon enquête est la formation des enseignants. Conscient de ce problème, j’aimerais détailler dans cette dernière partie des pistes qui permettraient d’utiliser ces outils dans de bonnes conditions, dans des situations réelles, fonctionnelles, motivantes et d’en faire réellement des outils au service d’autres apprentissages.

II. La visite de la classe de Marc BODSON à Bridel :


1. Pourquoi Marc BODSON ?


Après avoir vu de tristes utilisations des NTIC dans les classes lors de mes recherches, j’ai voulu en savoir un peu plus sur cet ancien étudiant ayant obtenu son diplôme d’instituteur primaire à la HERS il y a six ans. Après m’être procuré son travail de fin d’étude qui s’intéressait à la manière d’utiliser les NTIC  dans les classes [27], j’ai remarqué qu’il avait déjà de très bonnes idées en 1999. Je l’ai rencontré par hasard lors d’une conférence du nouveau groupe luxembourgeois d’éducation nouvelle et il m’a très gentiment invité dans sa classe. Je m’y suis rendu au mois de janvier 2005 pour en savoir un peu plus sur sa manière de faire, ou plutôt, sur la manière de faire des enfants ! J’ai d’ailleurs été très bien accueilli et je l’en remercie beaucoup.
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[27] « Comment utiliser les nouvelles technologies de l’information et de la communication d’aujourd’hui en classe », travail présenté par Marc BODSON lors de la session de juin 1999 en vue de l’obtention du diplôme d’instituteur primaire.

2. Le site Internet de l'école :


Quelques enseignants de cette école ont créé il y a quelques années un premier site mais ont été dépassés très vite par les événements. En effet, le succès de celui-ci a entraîné des problèmes de gestion. Ainsi, un nouveau site Internet [28] leur a été attribué depuis octobre 2004. Celui-ci a été réalisé par une entreprise spécialisée qui a particularité d’employer d’anciens enseignants, cela est important car ce site a été réalisé par des enseignants pour des enseignants. Chaque classe en possède une partie, certains enseignants comme Mr BODSON l’utilisent beaucoup et d’autres moins. Ce site est très bien géré car chaque intervenant (dont les enfants) possède son identifiant et son mot de passe, il existe d’ailleurs différents niveaux de sécurité, celui donné aux élèves, aux enseignants, aux administrateurs et au superviseur. Ce système de protection permet aux enfants d’intégrer facilement et avec sécurité des documents et d’en modifier d’autres. Les enfants sont donc actifs et contribuent à la construction de ce site Internet. Quant un enfant veut par exemple faire un projet personnel de création d’album (Webbook ou Wiki projet), l’enseignant lui ouvre un dossier et c’est ensuite à l’enfant d’y intégrer ses photos, ses textes, … Les enfants ont d’ailleurs accès à des documents très bien classés qui leur permettent de puiser des images, des logos, … D’autre part, les enfants peuvent aussi réagir à des sujets sur des forums, les enseignants ne font pas attention à l’orthographe car pour eux, le plus important est que les enfants participent et en tirent d’autres bénéfices. En effet, certains d’entre eux sont venus de véritables producteurs d’écrit ce qui est une très bonne chose. Mr BODSON m’a aussi expliqué qu’il aimerait intégrer sur ce site une médiathèque de l’école. Grâce à celle-ci, les enfants pourront gérer la bibliothèque de l’école grâce à des systèmes de codes barres, ils pourront aussi dénicher des livres de chez eux ou de la classe à l’aide d’un moteur de recherche et même les réserver pour le lendemain.

Ce site concentre beaucoup de projets ce qui permet de donner aux NTIC leur véritable définition d’outils au service d’autres apprentissages. L’interdisciplinarité est travaillée car les NTIC interviennent dans toutes les disciplines, elles sont d’ailleurs dans ces projets des points d’appui. Lors de ma visite, les enfants recherchaient des informations sur le Burkina-Faso en vue de réaliser un projet de correspondance avec une classe de ce pays. J’ai également vu des enfants travailler en histoire sur le Moyen-Âge en utilisant les NTIC, les enfants scannaient, retouchaient les photos à l’aide de logiciels et les imprimaient ou les intégraient au site et le tout en autonomie. J’ai vu des enfants autonomes face aux NTIC, les enfants réfléchissaient à choisir les outils qu’ils allaient utiliser pour mener à bien leur travail. Il y a une véritable dynamique de classe autour de ces nouvelles technologies. Les enfants utilisent Internet librement, il n’y a pas de filtres, les outils proposés sont authentiques, ce sont ceux qu’ils pourraient utiliser à l’extérieur de l’école, les enfants doivent apprendre à les apprivoiser et cela donne de très bon résultats car il n’y a eu qu’une seule dérive en six ans (les enfants sont tombés sur un site pornographique). Mis à part cet incident, les enfants sont très protégés sur le site car leurs photos sont verrouillées, il faut systématiquement des mots de passe pour les consulter. Cela n’empêche pas la classe de s’ouvrir au monde extérieur car certaines choses sont consultables par le monde entier. Les enfants créent et publient également trois fois par an un journal scolaire intégralement réalisé à l’ordinateur, les enfants sont très impliqués et motivés dans ce projet.
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[28] http://www.kopstalschoulen.lu/

3. D'autres apports dus à ce site Internet :


Au-delà de tous ces projets, l’utilisation des NTIC a permis de donner une certaine cohésion dans la classe, des rapports d’entraide et de solidarité se sont installés petit à petit dans cette classe et les relations avec le maître ont été modifiées. L’enseignant n’est plus celui qui montre comme dans un cours magistral comment on se sert de Word ou de l’appareil photo numérique, il ne détient plus la vérité, c’est un guide, un médiateur qui va permettre aux enfants de se dépasser et de se construire. Les enfants sont ainsi de plus en plus autonomes et sont beaucoup plus impliqués et actifs dans leur apprentissage. Une autre chose m’a marqué : tous les jours, un enfant va inscrire sur le site la liste des devoirs. En rentrant chez eux, les enfants peuvent les consulter et poser des questions sur ce forum à l’enseignant. Ceci est aussi un grand progrès car cela permet d’individualiser et de différencier l’apprentissage. De plus, certains enfants réservés ont plus de facilité à demander de l’aide, ils n’ont plus peur d’avouer leur faiblesse. Une autre compétence développée est la responsabilité des élèves, ce ne sont plus des enfants mais des personnes qui participent à un travail collectif, les NTIC permettent à certains enfants d’avoir notamment confiance en eux. Un autre apport de la construction de ce site est d’ordre cognitif. En effet, un site Internet étant construit à partir de liens hypertextes, développer la maîtrise de ces derniers chez les enfants est une source extraordinaire pour le développement de la logique et de la structuration mentale. Mr BODSON m’a aussi expliqué que la relation entre collègues a évolué depuis que ce site a été installé, il y a beaucoup plus de collaboration entre eux et l’ambiance est bien meilleure.

4. Conclusion :


Les NTIC sont donc très bien intégrées dans cette classe, elles font parties de la vie quotidienne, d’ailleurs, la première chose que les enfants font en arrivant en classe est d’allumer les ordinateurs. Grâce à ce site Internet, les nouvelles technologies sont devenues des outils incontournables dans la réalisation des différents projets et dans la vie de la classe. Les enfants que j’ai vus les ont intégrées naturellement et en tirent de la motivation, de l’implication, du respect, de la responsabilité et de la confiance en eux. Mr BODSON fait donc utiliser ces technologies dans leur véritable sens, celui d’être des outils au service de l’apprentissage. Ces enfants ont ainsi construit progressivement des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être tout au long de l’année. Les NTIC ont rendu cette classe dynamique et ouverte sur le monde extérieur, nous sommes bien loin de la bête séance d’informatique dispensée encore de nos jours…

III. Mes premières expériences à Meix-devant-Virton :


1. Introduction :


Lors de mon premier stage, je suis allé à l’école communale de Meix-devant-Virton dans une classe du deuxième cycle. J’ai voulu aller dans ce cycle car je pense qu’il est intéressant et même essentiel de sensibiliser les enfants très jeunes aux nouvelles technologies. Il ne faut pas oublier deux choses :

- d’abord, ces enfants même petits sont capables à leur niveau d’utiliser les NTIC
- ensuite, l’objectif est de développer l’autonomie des enfants tout au long du primaire pour qu’ils puissent s’adapter tout au long de leur vie face aux nouvelles technologies, alors pourquoi ne pas commencer et ne pas les habituer très tôt à celles-ci

C’est pour cela que j’ai proposé à Madame LEMAIRE d’introduire les NTIC dans sa classe. Cette enseignante m’a expliqué qu’elle avait souvent eu envie de le faire mais qu’elle ne savait :

- ni quoi faire
- ni comment faire avec les enfants
- ni comment faire elle-même

Malgré ses « lacunes »,  elle a accepté avec mon aide de se lancer dans des projets intégrant les NTIC.

2. La création d'un blog :


Le premier projet que nous avons développé a été la création d’un blog. Profitant d’une exposition sur le jouet au musée Gaumais, nous avons proposé aux enfants de réaliser des affiches. Dans un premier temps, nous avons déterminé la structure de celles-ci. Par des recherches en groupes, diverses confrontations et votes, nous avons défini les différents éléments que nous allions intégrer dans les affiches (planification du projet) :

- un titre pour l'affiche.
- la photo du créateur de l'affiche.
- le nom du créateur et son âge.
- le nom de son jouet préféré au musée.
- la photo de son jouet préféré.
- le dessin de son jouet préféré.

Après une brève présentation du matériel (ils ont très vite compris et accroché), les enfants se sont pris en photos à l’aide de l’appareil photo numérique et les ont transférées sur l’ordinateur. Les enfants étaient très motivés et ont visualisé leur travail sur l’ordinateur. J’avais prévu des emplacements spécifiques sur le bureau et des icônes caractéristiques comme par exemple une icône d’appareil photo pour accéder à ce dernier. Je pense qu’il est important de les aider, de les guider au début. Par la suite et au fur et à mesure que les mois et les années passent, l’enseignant pourrait les laisser évoluer dans des situations réelles et vraies pour les résoudre. Cela permettrait ainsi d’augmenter la difficulté des situations pendant la progression des enfants. Le lendemain, lors de la visite au musée du jouet, chaque enfant a pris en photo son jouet préféré. Ils y sont tous arrivés du premier coup ce qui montre qu’ils avaient très vite intégré grâce aux manipulations de la veille le fonctionnement de l’appareil photo numérique.

Le lendemain, j’ai imprimé les différentes photos et je les ai apportées en classe. Les enfants ont choisi la couleur de leur affiche et l’ont composée avec les éléments que nous avions définis auparavant. Tout au long de la semaine, les enfants sont venus à tour de rôle scanner leur affiche. J’avais là aussi prévu des icône et des raccourcis sur le bureau pour faciliter leur travail. Finalement, par manque de moyens, j’ai intégré moi-même les affiches sur le blog. J’aurais aimé que les enfants le fassent mais il n’y avait pas de connexion Internet dans cette école. Voici ci-dessous des exemples de réalisation d’enfants, le reste est encore consultable sur http://meixdevantvirton.skyblog.com jusqu’à fin juin 2005.

Arnaud Marine Léa Esteban

Ce premier projet a confirmé ce que je pensais. Ces outils sont bien au service d’autres apprentissages, les enfants en ont tiré beaucoup de motivation. Quand les enfants ont vu leur travail sur Internet, ils étaient très fiers d’eux et ont tout de suite demandé de recommencer ce genre d’expérience. Ce petit projet leur a permis de s’initier à l’appareil photo numérique, à l’ordinateur, au scanner et à Internet. Ces enfants sont petits et il a fallu que je les guide beaucoup. Néanmoins, je suis persuadé que si je recommençais l’expérience, les enfants seraient un peu plus autonomes dans la réalisation elle-même mais aussi au niveau de la planification, c’est-à-dire au niveau du choix des outils nécessaires à la réalisation de leur projet. Il est important que les enfants soient actifs du début à la fin, c’est-à-dire de la réflexion à la conception et à la réalisation.

3. La création du site Web :


Le blog est une bonne piste mais elle pose des problèmes car il y a beaucoup de publicités et parfois elles sont pornographiques. Nous avons donc décidé de ne pas donner l’adresse de ce blog et nous avons projeté de le détruire fin juin 2005 pour éviter les problèmes. C’est alors que j’ai proposé à Madame LEMAIRE de créer le site Web de sa classe. Je trouvais que c’était un très bon moyen pour donner du dynamisme et de la motivation à sa classe. Nous avons beaucoup discuté de ce projet et j’étais content car elle en avait la même conception que moi : elle pensait à juste titre que le site n’a d’intérêt que s’il est construit par les enfants. Néanmoins, cette enseignante ne savait pas comment réaliser un site Web. Cela a posé évidemment des problèmes :

- il est difficile de faire réaliser un site Web si on ne sait pas le faire soi-même.
- il est difficile d’avoir une pratique pédagogique intéressante si on a toujours à réfléchir à des problèmes techniques.

Pour palier ce problème, j’ai réalisé le squelette du site Web [29]. Par la suite, nous nous sommes vus à plusieurs reprises et je lui ai expliqué comment faire. Pour cela, nous avons fait diverses simulations et elle s’est entraînée à compléter des esquisses de sites avec d’autres pages, à insérer des liens, des images, … Nous en sommes arrivés finalement au bout de quelques mois à ce qu’elle puisse réaliser de façon autonome un site Web.
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[29] Depuis la HERS : http://80.200.242.203/meixdevantvirton/index.htm
[29] A l'extérieur de la HERS : http://192.168.1.200/meixdevantvirton/index.htm

4. Conclusion :


Je suis très satisfait de ces premières expériences car elles ont permis aux enfants d’utiliser les NTIC dans des situations réelles et fonctionnelles, dans des projets. Ils en ont tiré beaucoup de bénéfices au niveau cognitif, au niveau de la motivation, … Les NTIC sont donc des outils au service d’autres apprentissages mais aussi au service de la construction de l’enfant. Mon autre satisfaction est d’avoir donné envie d’intégrer un site Web dans la vie de sa classe à une enseignante qui n’y connaissait rien. Maintenant qu’elle est à l’aise, elle a décidé de mettre en œuvre ce projet l’an prochain dans sa classe, ses enfants du deuxième cycle vont donc participer à la réalisation de leur site Web, ils seront actifs dans cette réalisation, ce sera leur site.

Je ne l’ai pas testé en classe, mais je pense qu’utiliser le traitement de texte pourrait aider les enfants dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. On pourrait alors, grâce aux NTIC, mettre au goût du jour certaines méthodologies de Freinet. Ce dernier utilisait à l’époque l’imprimerie pour développer les compétences des enfants en français.

IV. Un site pour savoir créer son site :


1. Pourquoi avoir réalisé ce site :


Mon enquête a mis en évidence que les enseignants se sentent mal formés. Or, il est difficile de faire faire à des enfants ce qu’on ne maîtrise pas soi-même. Lors du stage spécifique en audiovisuel, nous avons décidé avec deux autres camarades [30] de réaliser un site [31]. L’objectif de celui-ci est de donner les moyens (logiciels, méthodologies, ..) à une classe pour se lancer dans un projet de réalisation de leur site Web. Je le répète encore, pour moi, le site Web est le moyen le plus complet et le plus fonctionnel pour utiliser les nouvelles technologies en classe. Le site que nous avons conçu est accessible sur Internet à l’adresse suivante : http://commentcreersonsite.free.fr
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[30] Laurent THIRY et Lionnel WANSCHOOR, étudiants en 3e année d'instituteur primaire en 2004-2005
[31] http://commentcreersonsite.free.fr

2. Le contenu de ce site :


a) Un site en deux versions :


Le parc informatique des écoles francophones est très partagé entre Windows et Macintosh. En effet, les Français sont fort équipés sous Windows alors que les Belges sont équipés en grande majorité de Macintosh. Or, ces deux systèmes d’exploitation sont très différents au niveau de la structure graphique, des logiciels, … Conscients de ce problème, nous avons décidé de scinder le site en deux parties, chacune étant optimisée pour un système. Grâce à cette caractéristique, nous pouvons donc toucher et adresser ce site à tous les enfants et enseignants quel que soit le matériel présent dans leur classe.

b) Les logiciels utilisés :


Le site Internet est un très beau projet mais à condition qu’il soit accessible à toutes les écoles et donc à tous les enfants. Nous avons donc basé ce site sur les logiciels libres, c’est-à-dire des logiciels gratuits. Outre leur gratuité, certains de ces logiciels sont de très bonne qualité, de plus, ils sont faciles et agréables à utiliser. Nous avons choisi « NVU » comme logiciel de création de pages Web. Il fonctionne très bien et il a l’avantage d’être compatible avec les deux systèmes d’exploitation. On peut le télécharger sous les deux versions directement sur notre site. Au niveau des logiciels FTP (pour transférer son site chez un hébergeur), nous en avons dénichés des gratuits sur chaque système. Ils sont eux aussi téléchargeables sur le site. Pour finir, des versions gratuites et récentes d’Acrobat Reader sont aussi disponibles sur le site.

c) Des fiches pour apprendre à construire un site Web :


Le noyau de notre site est constitué de fiches téléchargeables au format pdf ou consultables directement sur le site. Elles sont elles aussi disponibles pour les utilisateurs Windows ou Macintosh. Ces fiches sont en fait une méthodologie simplifiée pour faire ses premiers pas dans la construction du site Web de sa classe. On y retrouve :

- les objectifs du site Web.
- comment créer la structure de son site.
- comment insérer un tableau, une image.
- comment créer de nouvelles pages.
- comment créer des liens.
- comment voir si son site fonctionne …

Ces fiches sont donc destinées aux enfants mais aussi aux enseignants qui voudraient apprendre à le faire avant de le faire réaliser par les enfants eux-mêmes. Néanmoins, ces fiches ne sont pas seulement des recettes à appliquer bêtement, il ne faut pas oublier que l’objectif de ces fiches est de rendre les enfants autonomes et de les amener à réfléchir à ce qu’ils font. Les enfants doivent acquérir des compétences « dynamiques » et non statiques, ils doivent savoir s’adapter aux situations nouvelles. Nos fiches sont ainsi scindées en trois parties :

- une partie où on retrouve des explications, des réflexions, …
- une partie où se trouve la marche à suivre proprement dite.
- une partie avec des captures d’écran pour illustrer « les marches à suivre ».

d) L'arbre B2i :


Lors de mes recherches, j’ai découvert un outil que je trouve particulièrement intéressant. Il s’agit d’un logiciel permettant à l’enfant de s’autoévaluer tout au long de sa scolarité primaire mais aussi de se coévaluer avec l’enseignant [32]. Ceci est très important car cette optique pédagogique est centrée sur l’évaluation formative des compétences tout au long du primaire. De plus, l’enseignant n’est plus le seul à juger, l’enfant s’évalue aussi. Les rapports entre l’enfant et l’enseignant sont donc modifiés.

Ce logiciel est disponible directement en ligne via Internet ou peut être téléchargé pour fonctionner en réseau sur les ordinateurs d’une école. Chaque enfant dispose d’un compte et d’un mot de passe. Sur la page d’accueil figure un arbre avec 18 bourgeons représentant chacun une compétence du B2i. Quand l’enfant pense avoir acquis une des compétences, il peut aller sur le logiciel pour s’autoévaluer. Pour cela, il clique sur le bourgeon correspondant à la compétence. Il va alors y avoir à ce moment-là une situation de coévaluation avec l’enseignant qui va déboucher ou non sur la validation de la compétence. L’évaluation est donc abordée sous un nouvel angle.

L’autre avantage de ce logiciel est qu’il permet aux enfants de voir jour après jour leurs progrès. En effet, un bilan personnalisé offre à chaque enfant un graphique lui montrant son état d’avancement dans le B2i. Les 18 compétences sont réparties dans les cinq grands axes du B2i. Cette approche est très intéressante pour l’enfant et pour l’enseignant :

- l’enfant voit ses progrès : motivation, estime de soi, …
- l’enseignant peut réorienter la construction du site Web s’il voit qu’un grand axe de compétences n’est pas acquis par les enfants. Par exemple, s’il voit que les enfants n’ont pas acquis beaucoup de compétences au niveau de la messagerie électronique, il pourra leur proposer pour pallier ce problème de communiquer avec une autre école.
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[32] Pour plus de précisions, http://commentcreersonsite.free.fr/Mf08.html

e) Quelques informations utiles :


Une dernière partie du site Web est réservée aux enseignants. Elle distille des informations complémentaires pour mener à bien son site Internet. On retrouve des informations concernant :

- les objectifs pédagogiques d’un site Web.
- les mentions juridiques quant à la protection des enfants sur le site.
- des logiciels « FTP » gratuits pour les écoles comme « Fetch ».
- des mises au point sur les types de logiciel (commerciaux et libres).
- des informations pour trouver un bon hébergeur (sans publicités, …).
- quelques précisions techniques complémentaires pour mettre par exemple en couleur du texte, une cellule, un tableau ou un fond de page.
- ...

3. Conclusion :


Ce site Internet est donc fait pour les enfants et les enseignants, il a pour but d’aider les enfants à construire eux-mêmes leurs connaissances et à construire leur site. L’objectif final est de les mener progressivement vers l’autonomie. Des fiches sont accessibles pour accompagner les enfants et aussi les enseignants dans leurs premiers pas. Néanmoins, ces fiches ne sont pas des recettes mais des guides. Tous les outils sont disponibles directement sur le site, ceux-ci sont d’ailleurs tous gratuits et libres de droits. De plus, grâce aux versions Windows et Macintosh, chaque enfant peut consulter des fiches adaptées à son matériel. Enfin, j’aimerais ajouter que ce site n’est pas une recette à suivre à la lettre, c’est un modèle, un guide et un bon appui pour une classe voulant se lancer dans ce projet. D’ailleurs, sur la première page figurent deux adresses [33] Internet avec de bonnes idées qu’il serait intéressant d’associer et de mettre en œuvre en complément du site Web d’une classe.
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[33] http://bd.educnet.education.fr/primtice/
[33] http://www.enseignement.be/respel/

V. La trop grande place des logiciels dans les écoles :


Lors de plusieurs stages et lors de la distribution des questionnaires, j’ai souvent eu l’occasion de voir comment étaient utilisées les nouvelles technologies dans les établissements. J’ai systématiquement vu des enfants manipuler des logiciels lors de séances d’informatiques très cloisonnées. Ces logiciels étaient souvent des petits jeux ou des banques d’exercices. Il est vrai que ce genre de logiciels peut être utilisé pour faire de la remédiation mais je trouve qu’un enseignant ne peut pas compter uniquement sur ceux-ci car ils sont limités : un enfant ne peut pas développer des compétences dans les nouvelles technologiques uniquement en utilisant des logiciels. D’ailleurs, j’ai essayé plusieurs logiciels (au moins 15) et j’ai trouvé qu’ils étaient tous mal faits. Par exemple, j’avais déniché un logiciel au CRDP de Charleville-Mézières pour soi disant apprendre le B2i. Il était composé de fiches composées de petits aspects théoriques et de quelques mises en application. Les situations proposées n’étaient même pas réelles, tout était faux. Ce dernier était pour moi inadapté à des enfants. Pour moi, on ne peut pas apprendre à un enfant à utiliser les nouvelles technologies, c’est à l’enfant d’apprendre, c’est à l’enfant de se construire. Or, ces optiques pédagogiques empiristes ne peuvent pas mettre l’enfant en situation d’apprentissage. Le logiciel est donc pour moi une utilisation possible des NTIC mais il ne permet pas de développer les compétences essentielles chez le cyber-citoyen de demain. Pour conclure, je pense que le seul moyen d’utiliser les nouvelles technologies est de travailler en projet, en lien avec d’autres disciplines. Là, l’enfant sera face à des problèmes, dans des situations réelles et fonctionnelles. Dans celles-ci, l’enfant sera face à de vrais obstacles et se construira à l’aide de ses pairs.

VI. La réalisation du site Web de Termes :


1. Introduction :


Dans les pages précédentes, j’ai établi plusieurs constats et j’ai donné des pistes qui me paraissent intéressantes pour développer les NTIC dans sa classe dans de bonnes conditions. Il s’est avéré que le site Internet serait une très bonne piste et peut-être même la meilleure. Afin d’affirmer ou d’infirmer mes hypothèses, j’ai décidé de mettre en pratique ce projet lors de mon troisième et dernier stage. Intéressé aussi par les écoles d’éducation nouvelle, j’ai proposé à madame GALLARDO, enseignant d’inspiration Freinet, de le réaliser dans sa classe à Termes en 3e4e5e6e années primaires. Ayant reçu directement son accord dès le mois de janvier, je me suis rendu plusieurs fois dans sa classe pour avancer et préparer le mieux possible le stage proprement dit.

2. La définition du projet :


Lors de ma première visite, j’ai demandé aux enfants s’ils voulaient réaliser le site Internet de leur classe. Après avoir discuté ensemble des atouts de celui-ci, nous avons procédé à un petit vote pour voir s’ils voulaient participer ou non à ce projet. Très motivés dès le départ, ils ont accepté celui-ci immédiatement. Ainsi, nous avons réfléchi :

- aux outils dont nous aurions besoin pour réaliser le site : ordinateurs, scanner, imprimante, …
- à la planification proprement dite. Par confrontation et avec mon aide, les enfants ont progressivement défini les différents éléments nécessaires à la bonne réalisation du site. Nous avons ainsi déterminé :
             - ce que nous allions intégrer dans le site.
             - comment nous allions procéder.

J’avais quelques appréhensions car le plus compliqué n’était pas que les enfants adoptent ce projet, le plus difficile était qu’ils s’y identifient. C’est pour cela que pendant tout ce projet, j’ai essayé au maximum qu’ils le construisent intégralement afin que ce site réponde au maximum à leurs besoins.

3. La structure de ce site Internet :


Concevoir la structure d’un site Internet est quelque chose de très difficile pour des adultes et encore plus pour des enfants. J’avais peur de cette étape car celle-ci est très abstraite et demande des compétences très précises qu’ils ne possèdent pas forcément. Afin de résoudre ce problème, j’ai comparé de façon symbolique cette structure à un arbre. En effet, l’index (la page principale du site) est en quelque sorte le tronc de l’arbre et les pages Web qui gravitent autour de cet index sont en quelque sorte les branches de cet arbre. Après avoir expliqué cela de la façon la plus simple possible, les enfants ont réalisé par groupes de trois la structure de leur futur site à l’aide d’un arbre. Ils m’ont totalement épaté car tous les groupes ont produit des structures complètes, détaillées et très logiques faisant preuve d’une très grande réflexion.

Par la suite, nous avons fait une mise en commun. Par confrontation, les enfants ont abouti à une structure commune. Ils ont même proposé de créer un logo spécial pour leur école afin de personnaliser encore plus leur site. Une boîte mail sera également créée afin d’ouvrir cette classe vers d’autres écoles, …

Plan du site

4. La présentation du matériel et des différents outils :


La dernière séance avant le stage proprement dit a été consacrée au matériel. A l’aide du vidéo-projecteur, les enfants ont pu avoir un premier contact avec les « fiches outils » de « NVU ». Je les ai présentées sans trop rentrer en profondeur dans les détails. En effet, je pense que cela aurait été très lourd et démotivant pour eux. Mon objectif n’est pas de transmettre un savoir exhaustif lors d’un cours magistral sur « NVU ». Ces fiches ont pour but d’aider l’enfant quand il sera en difficulté. Ce sont donc des outils permettant à l’enfant de gérer ses erreurs ou de franchir un obstacle, ces fiches ne sont donc pas à employer comme de la théorie. Les enfants ont d’ailleurs reçu individuellement ces feuilles et les ont rangées dans leur farde de référence. Dans un deuxième temps, les enfants ont découvert leur nouveau Mac équipé de MacOs10. Ils étaient d’ailleurs très contents car ce dernier est beaucoup plus rapide et performant que l’ancien. De plus, l’interface graphique leur plaît beaucoup, ils l’ont trouvée très attrayante.

5. La réalisation proprement dite :


L’organisation de la classe est pour moi essentielle si on veut que la création du site Web se passe dans de bonnes conditions. L’enseignant doit savoir dès le début où les enfants vont et comment ils doivent le faire. J’ai énuméré ci-dessous des mesures qui me semblent essentielles pour parvenir à ces objectifs.

La classe sera scindée en plusieurs groupes hétérogènes de deux ou trois. Chacun d’entre eux aura comme responsabilité la réalisation d’une page à la fois. Je pense que les enfants doivent avoir une tâche spécifique et qu’il ne faut surtout pas gérer chaque page Web collectivement. En effet, dans une gestion collective, les enfants s’ennuieraient vite car ils n’auraient pas grand-chose à faire. D’autre part, la méthodologie serait très dirigiste et les enfants les plus faibles ne trouveraient pas leur place. Au contraire, avec les petits groupes, les enfants peuvent avoir plus autonomie, de créativité et aussi de responsabilités ce qui est intéressant au niveau du développement de l’enfant (motivation, épanouissement de l’enfant, …). De plus, travailler en petits groupes est essentiel car chacun a sa place et les enfants peuvent s’entraider pour franchir les obstacles. Avec ce type organisation, on est plus proche de l’apprenant et les modèles socioconstructivistes peuvent être appliqués.

Chaque groupe aura donc une page Web à traiter à la fois. Avant de la réaliser avec « NVU », les enfants devront concevoir sur des feuilles A4 ou A3 la structure de leur page. Ainsi, ils devront réfléchir aux éléments qu’ils intégreront sur leur page et à la façon dont ils les agenceront. Ce procédé est essentiel car il permet aux enfants de mieux réfléchir avant d’agir. Ainsi, les différents groupes pourront concevoir leur page sur papier et la soumettre à l’évaluation formative des pairs et de l’enseignant. Il ne faut pas oublier que le site Internet est un travail de collaboration.

Lors du stage, nous aurons à disposition deux ordinateurs portables sous Windows et au minimum deux Macs. Néanmoins, ce matériel ne doit pas être utilisé n’importe comment. En effet, les différents ordinateurs doivent avoir une fonction spécifique. Pour cela, le Mac de la classe servira exclusivement pour travailler sur « NVU » : ce sera l’ordinateur principal de la classe. Les autres ordinateurs serviront à taper des textes, à retoucher des photos, … : ce seront les ordinateurs secondaires de la classe. J’ai décidé de mettre en place une telle organisation car le Mac équipé de « NVU » doit être libre le plus possible. Ainsi, avant de réaliser la page Web à l’aide du logiciel, les enfants devront concevoir sur des affiches la structure et réaliser le plus d’éléments possible à l’aide des ordinateurs périphériques (texte, …). Une fois sur « NVU », il ne restera qu’à agencer sur la page les éléments. Ils pourront ainsi libérer rapidement la place pour les autres groupes.

Des moments particuliers seront consacrés à des conseils de coopération. Lors de ceux-ci, les enfants pourront réagir sur des difficultés, des satisfactions, … Cette méthodologie pourra par exemple servir à gérer des problèmes techniques collectifs. D’autre part, ce conseil pourra par la même occasion servir à faire le point sur l’état d’avancement du site Web. Le rôle de l’enseignant sera d’animer la discussion pour qu’elle soit la plus fructueuse possible pour les enfants.

6. Conclusion :


L’objectif de ce stage est de réaliser le site de la classe de Termes, ou plutôt de faire réaliser à des enfants leur site. Avant d’arriver à ce produit fini, les enfants ont planifié précisément les différentes phases du travail. Ces étapes sont très importantes car les enfants doivent savoir où ils vont. D’autre part, ils ont construit eux-mêmes la structure de leur site en y intégrant les éléments qu’ils voulaient introduire. Ce site n’est pas celui de l’enseignant, c’est celui des enfants, il a pour but de répondre à leur besoin (motivation). Au mois de mai, les enfants vont passer à la réalisation proprement dite. Pour cela, les différents groupes vont collaborer en réalisant chacun une partie du travail. Des fiches outils et une organisation précise devraient leur permettre d’y arriver et d’atteindre aussi à une certaine autonomie. L’enseignant aura dans ce projet un rôle de guide et de médiateur dans l’apprentissage. Il devra intervenir sans trop diriger le travail. Mon dernier objectif sera d’intégrer l’arbre B2i dans la vie de cette classe, cet outil va totalement dans le sens de la pédagogie pratiquée dans cette classe. Je pense que cela sera très bénéfique pour eux et qu’il entrera rapidement dans la vie de cette « Cyber-classe ».

Un retour sur cette pratique sera remis sous forme d’annexe lors de la défense orale de mon TFE.

H. Conclusion générale :


Dans notre société de l’information, de la technologie et à l’heure de la mondialisation, les nouvelles technologies de l’information et de la communication doivent être prises en considération car des enjeux éthiques et culturels fondamentaux sont sous-jacents. La fracture sociale a aggravé les disparités et les inégalités entre les enfants qui fréquentent les écoles tous les jours. Cet apprentissage est important et même essentiel. De par le décret mission et aussi par des principes moraux qui guident notre métier, il est du devoir du système éducatif et des professionnels de l’apprentissage d’amener tous nos enfants à être des citoyens d’aujourd’hui et du futur. L’école doit préparer tous les enfants à vivre à leur époque, à être des citoyens autonomes et réflexifs face aux nouvelles technologies omniprésentes dans notre monde. Les précurseurs ont permis aux NTIC d’entrer dans les écoles depuis une trentaine d’années. Tout au long de cette histoire, le système éducatif a eu deux choix pour les intégrer ; soit en faire une matière à enseigner, soit en faire un outil au service d’autres apprentissages. Jusqu’à aujourd’hui, les écoles ont souvent utilisé ces merveilleux outils comme une matière faisant l’œuvre de séances cloisonnées et offrant aux enfants des compétences statiques. Or, si on veut rendre les enfants autonomes face aux NTIC, seules les pédagogies par projets le permettront. Ces outils doivent être des outils aux services d’autres apprentissages, ces outils doivent être des piliers de la pédagogie par projets. Par ces méthodologies, les NTIC seront aussi synonymes de socioconstructivisme. En effet, l’enfant construira dans des situations réelles et fonctionnelles et à l’aide de ses pairs des compétences dynamiques dans les NTIC qui lui permettront d’être autonome et de pouvoir s’adapter tout au long de sa vie. Le projet entraînera aussi des obstacles que l’enfant devra franchir. Grâce à cela, l’enfant se construira petit à petit et le tout avec de la motivation. Or, force est de constater que sur le terrain et malgré le PAGSI, le B2i ou le plan « cyber-écoles », les enfants n’utilisent pas ou peu les NTIC. Or, si nous voulons que 100% des enfants sachent utiliser les NTIC, il faut que 100% des enseignants leur fassent utiliser. Nous sommes ainsi dans un monde où les ordinateurs sont utilisés partout sauf à l’école. L’école ne vit donc pas à son époque et les enfants n’utilisent pas ou peu les NTIC. Quelles en sont les causes ? Mon enquête et ma partie historique ont permis de détecter plusieurs causes à l’origine de ce malaise. Tout d’abord, les enseignants ne sont pas suffisamment formés. Ils ne maîtrisent pas assez ces outils et ne savent pas comment les utiliser en classe. La formation est une clé du problème, la preuve est que les enseignants qui maîtrisent ces outils eux-mêmes sont ceux qui les utilisent le plus. Or, l’enseignant doit être un maître instruit mais doit être aussi un praticien et un pédagogue. En effet, un enseignant qui maîtrise ces outils ne saura pas forcément les utiliser correctement dans sa classe. Il faut que tous les enseignants aient une formation méthodologique et technique si on veut qu’ils les utilisent d’une façon optimum. Ces derniers demandent d’ailleurs à suivre des formations. D’autre part, le système lui-même est une des causes du problème de l’intégration des NTIC. Les écoles ne bénéficient pas d’assez de matériel : les écoles doivent être elles aussi à 100% équipées si on veut que 100% des enfants y aient accès. Or, il est temps que l’école se donne les moyens de ses convictions. En effet, les directives telles que le B2i demandent de faire des NTIC des outils, de préparer les enfants au futur mais ne donnent pas les moyens techniques de le faire. Notre système est ainsi plein de contradictions. Une autre cause essentielle du problème est la gestion du matériel dans les écoles. Les salles informatiques prédominent dans les écoles et les NTIC sont  loin d’être à leur place. Tout ce matériel devrait plutôt se trouver dans les classes, parce que l’outil doit être accessible au moment où on en a besoin. Les nouvelles technologies ne seront efficaces que lorsqu’on les utilisera en tant qu’outils au service d’autres apprentissages et comme outils de la vie quotidienne de la classe. Mais, encore une fois, un ordinateur dans une classe ne sera efficace que si les enseignants se remettent en question et appliquent une pédagogie centrée sur l’apprenant et sur la construction des savoirs. En effet, seul un environnement orienté vers la construction des savoir est susceptible de permettre une intégration significative des NTIC dans les écoles. Il faudra ainsi que l’enseignant revoie sa place dans cet apprentissage. Il devra se remettre en question et ne plus être le gourou qui déverse son savoir sur les apprenants lors de séances d’informatique magistrales. Il est temps de comprendre que ce que fait le maître est peu de choses, ce qu’il fait faire aux enfants est tout ! Il devra mettre en place des pédagogies actives, réelles et fonctionnelles telles que des projets. Il n’y a que dans ces conditions que l’enfant construira son savoir et se développera. Pour aboutir à cela, des pistes ont été proposées et en particulier la création de sites Internet. Ce projet a l’avantage d’être complet, motivant et réel. Il rend aux NTIC sa place d’outil au service d’autres apprentissages tout en rendant ce dernier actif. Le rôle de l’enseignant ne sera plus d’être celui qui apprend, il sera le guide, un médiateur de l’apprentissage qui aidera les enfants à franchir ses problèmes et ses obstacles.
 
Le problème des NTIC est très complexe et finalement, au bout de 30 ans et malgré beaucoup d’efforts, nous en sommes toujours au même point. Les nouvelles technologies sont loin d’avoir leur place dans les écoles. D’ailleurs, ne serait-il pas temps de parler de TIC et non de NTIC ? Ces outils ne datent pas d’hier, ils ne sont pas nouveaux et j’ai bien peur qu’ils ne fassent pas partie intégrante des classes de demain. Je pense que l’avenir est un peu dans les mains de tout ceux qui ont suivi des formations dans les Hautes Ecoles et dans les IUFM. Ces formations semblent porter leurs fruits puisque les derniers diplômés ont l’air de les utiliser plus et mieux que leurs prédécesseurs. Néanmoins, des réalités de terrains font que beaucoup d’entre eux se conforment aux pratiques de l’école et n’intègrent pas les TIC dans leur classe. Heureusement, des anciens comme Marc BODSON ont réussi à faire passer le virus auprès de leurs collègues. Pour finir, quel est l’avenir des TIC ? Vont-elles trouver leur place demain ? Il serait intéressant de faire le point dans quelques années pour mesurer dans le long terme les impacts réels des plans français et belges mais surtout l’impact de mes futurs collègues auprès des anciens.

I. Lexique :


Analphabète :

Un analphabète est une personne qui est sortie du système éducatif sans savoir lire ou sans comprendre ce qu’elle lit. Cette personne est donc en situation d’échec scolaire. Il ne faut pas confondre ce terme avec l’illettrisme qui désigne une personne n’ayant jamais appris à lire.

Apple :

Apple Computer est une société multinationale dont l'activité principale est de fabriquer et de vendre des ordinateurs, y compris le système d'exploitation, ainsi que divers logiciels, notamment dans les domaines de l'édition vidéo et musicale, et des accessoires (dont l'iPod) destinés à enrichir les possibilités de la plate-forme.

Assistant d’éducation :

Dans les écoles maternelles et élémentaires françaises, c’est une personne qui a pour rôle d’appuyer l’équipe éducative dans le cadre du projet d’école en encadrant et en animant toute action de nature éducative. Elle est sous l’autorité du directeur d’école.

B2i :

Le brevet Informatique et Internet a été créé en France en 1997. Il a pour but d’attester la maîtrise de compétences dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Behaviorisme :

Le behaviorisme, appelé aussi comportementalisme, est un courant définissant la psychologie comme une « science » du comportement (stimulus-réponse).

CAF :

Il s’agit du centre d’autoformation et de formation continuée de la Communauté française. Il propose des formations dans tous les domaines pour tout le corps enseignant (instituteur, enseignant du secondaire, …).

Collège :

Il s’agit d’un établissement français fréquenté par des élèves des quatre premières années du secondaire. Il conduit à l’obtention du brevet des collèges. Le secondaire en France est constitué de sept années.

Constructivisme :

Le constructivisme, théorie de l’apprentissage, a été développé par Piaget en réaction au behaviorisme qui d’après lui limitait trop l’apprentissage à l’association stimulus-réponse. L’approche constructiviste met en avant l’aspect cognitif de l’apprentissage.

Décret mission :

Ce décret date du 24 juillet 1997 en Belgique francophone. On retrouve différents chapitres dont celui concernant les objectifs généraux de l’enseignement fondamental et de l’enseignement secondaire. En voici un extrait avec l’article 6 :

- promouvoir la confiance en soi et le développement de la personne de chacun des élèves.
- amener tous les élèves à s’approprier des savoirs et à acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre toute leur vie et à prendre une place active dans la vie économique, sociale et culturelle.
- préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures.
- assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale.

Egalité / Equité :

Equité n'est pas synonyme d'égalité, mais les deux termes sont fortement liés. L'égalité, par rapport à l'équité, s'oriente vers la répartition égale des ressources. L'équité se réfère aux concepts de justice et pose la question de ce qui est juste ou injuste. Par conséquent, l'équité fait appel à des sentiments, des jugements (caractère subjectif) alors que le principe d'égalité peut être mesuré et saisi de façon «objective».

Empirisme :

Ce courant met l’accent sur l’aspect transmissif de l’apprentissage. Il est a l’opposé des courants constructivistes.

FAI :

Il s’agit du Fournisseur d’Accès Internet. C’est une société qui offre une connexion au réseau informatique Internet à des particuliers ou à des entreprises. Ce service est payant.

FTP :

Cette abréviation signifie File Transfer Protocol. Il s’agit d’un protocole de transfert de fichiers dédié à l’échange de données sur un réseau TCP/IP. Il permet, depuis un ordinateur, de copier des fichiers depuis ou vers un autre ordinateur du réseau, d’administrer un site Web, ou encore de supprimer ou modifier un fichier sur cet ordinateur.

Hébergement / Hébergeur :

L’hébergement est offert par un hébergeur. Celui-ci permet de disposer d’un espace disque sur un ordinateur serveur relié à Internet. Grâce à celui-ci, on peut héberger des pages ou un site Web pour le rendre accessible sur Internet via un navigateur. 

IFC :

Il s’agit en Belgique de l’institut de formation en cours de carrière. Il a pour mission principale d’organiser les formations inter-réseaux pour l’enseignement spécial, l’enseignement fondamental ordinaire, l’enseignement secondaire ordinaire et les centre PMS.

Index :

Il s’agit en général de la page principale d’un site Internet. On y retrouve en général les différentes rubriques du site Web. On le comparer au sommaire du site. 

Interface graphique :

Cette interface est en fait une surcouche du système d’exploitation qui le rend plus intuitif et plus simple pour l’utilisateur. En effet, l’utilisation ne se fait plus à partir de lignes de codes, l’ordinateur est désormais un bureau fait de dossiers, de fichiers, de fenêtres et de menus : on peut même dire qu’il n’est pas nécessaire de savoir lire pour l’utiliser.

Internet :

Internet est le nom donné au réseau informatique mondial, reposant sur le système d'adresses global des protocoles de communication TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol) et qui rend accessible au public des services comme le courrier électronique et le World Wide Web. 

Intranet :

Un Intranet est un réseau informatique utilisé à l’intérieur d’une entreprise ou de toute autre institution utilisant les techniques de communication d’Internet IP. Ce type de réseau ne s’ouvre pas forcément aux connexions publiques contrairement à Internet.

Lycée :

Il s’agit d’un établissement français fréquenté par des élèves des trois dernières années du secondaire. Il mène à l’obtention du baccalauréat. Le secondaire en France est constitué de sept années.

Logiciel libre :

Il s’agit d’un logiciel dont l’utilisation et la diffusion sont autorisées. Ces logiciels sont gratuits.

Logiciel commercial :

Contrairement aux logiciels libres, ceux-ci sont payants. Pour les utiliser « légalement », l’utilisateur doit acheter une licence à l’éditeur du logiciel.

Matra-15 / T 1600 : 

Voici la photo d’un Mitra-15. Ce modèle possédait une carte mémoire de 4 Ko.

Mitra-15
Ci-dessous, la photo d’un T 1600. Il avait quant à lui 32 Ko de mémoire et trois disques de 500 Ko.

T 1600

Navigateur :

C’est un logiciel qui permet de se rendre sur des pages Web et de les lire. Il en existe plusieurs : Safari, Mozilla Firefox, Internet Explorer, …

NTIC :

Abréviation de « Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication ». Elles regroupent des technologies permettant de manipuler l’information et de la traiter.

PAGSI :

Il s’agit du Programme d’Action Gouvernementale pour la Société de l’Information. Ce projet a été créé, comme le B2i, en France par le gouvernement Jospin en 1997. Il a eu pour but de démocratiser les NTIC, les développer, …

Programmation / Programme :

La programmation est l’action de programmer, c'est-à-dire d’indiquer par une suite de codes à un ordinateur ce qu’il doit faire dans un certain ordre.

Réseau :

Un réseau informatique permet de relier, le plus souvent grâce à des câbles, plusieurs ordinateurs et périphériques à l'intérieur d’un organisme. Il permet la transmission de tout type de données, échangées sous forme numérique et exploitables par l'ensemble du système relié en réseau.

Réseau sans fil :

Il s’agit d’un réseau qui a la particularité de fonctionner sans aucun câble, tout se fait par le biais d’ondes.

Socioconstructivisme :

Courant pédagogique qui a insisté sur le rôle social de l’apprentissage. Ce concept définit l’importance des interactions entre des individus pour déboucher sur la construction par ceux-ci de différents apprentissages.

Système d’exploitation :

Un système d'exploitation est un ensemble cohérent de logiciels permettant d'utiliser un ordinateur (tous ses éléments et ses périphériques). Il assure le démarrage de celui-ci et permet de faire fonctionner les programmes et autres logiciels. Il en existe plusieurs tels que Linux, Mac OS et Windows.

Télécharger :

En informatique, le téléchargement est l’opération de transmission d’informations d’un ordinateur à l’autre. On distingue le téléchargement depuis un ordinateur distant (download), et le téléchargement vers un ordinateur distant (upload).

Vidéo-projecteur :

Un vidéo-projecteur est un appareil qui permet de projeter un flux vidéo sur un écran blanc. On peut le brancher sur un ordinateur, un magnétoscope, un lecteur DVD, …

J. Annexes :


I. Questionnaire pour le chef d'établissement :


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Dans le cadre de mon TFE, je mène une enquête en France, en Belgique et au Luxembourg sur les utilisations pédagogiques des nouvelles technologies ainsi que sur la manière dont elles sont perçues chez les enseignants. Ces questionnaires sont totalement anonymes. Merci de votre participation.

BR, étudiant en section instituteur primaire à la HERS de VIRTON.

1. Combien d’enfants fréquentent votre établissement ?

......................................................................................................................................................

2. Combien de classes composent votre établissement ?

......................................................................................................................................................

3a. Y a-t-il des ordinateurs dans les classes, si oui dans combien ?

O Oui  dans ……… classe(s) O Non

3b. Si oui, combien y a-t-il d’ordinateurs par classe en moyenne ?

......................................................................................................................................................

4a. L’établissement possède-t-il un local informatique ?

O Oui O Non

4b. Si oui, de quoi est-il composé : (indiquer dans la case le nombre d’éléments)

O Ordinateur(s)
O Imprimante(s) O Scanner(s)

5. L’école est-elle connectée à Internet, si oui, indiquez les salles concernées :

O La salle informatique O Les classes
O La bibliothèque
Combien ? ……………

6. Les ordinateurs de votre établissement sont-ils reliés en réseau ?

O Oui
O Non

7. Quels sont les systèmes d’exploitation présents dans votre établissement ?

O Windows O Mac O Les deux
O Je ne sais pas
O Autre : ……………………………

8. Quelles sont les autres nouvelles technologies disponibles dans votre établissement ?
 
O Appareil photo numérique O Caméscope numérique O Vidéo-projecteur

9. Votre établissement développe-t-il un projet de classe axé autour des nouvelles technologies ?
 
O Oui 
O Non

II. Questionnaire pour les enseignants :


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Dans le cadre de mon TFE, je mène une enquête en France, en Belgique et au Luxembourg sur les utilisations pédagogiques des nouvelles technologies ainsi que sur la manière dont elles sont perçues chez les enseignants. Ces questionnaires sont totalement anonymes. Merci de votre participation.

BR, étudiant en section instituteur primaire à la HERS de VIRTON.

1. Dans quel cycle enseignez-vous ?

O Deuxième cycle  
O Troisième cycle O Quatrième cycle

2. Combien d’enfants fréquentent votre classe ?

......................................................................................................................................................

3. Avez-vous déjà entendu parler de « NTIC » ?

O Oui
O Non
O Oui et je sais ce que cette abréviation signifie : ............................................................................

4. Pensez-vous que les nouvelles technologies (NTIC), au même titre que le français ou les maths, soient des outils essentiels à acquérir à l’école primaire ?

O Oui O Avis mitigé O Non

5. Sensibiliser les enfants aux nouvelles technologies, pour vous c’est :

O Un devoir
O Important
O Secondaire

6. Quel est votre niveau de maîtrise dans les nouvelles technologies ?

O Expert O Très bon O Bon
O Moyen O Passable O Faible

7. En quoi les nouvelles technologies vous aident-elles dans votre classe ?

O Je ne les utilise pas O J’ai peur mais j’ai envie
O Pour préparer mes cours
O Directement dans ma pédagogie

8a. Pensez-vous être suffisamment formé(e) pour utiliser les nouvelles technologies dans un classe ?

O Oui O Non

8b. Si non, aimeriez-vous suivre une formation, si oui laquelle ?

O Oui
O Non
O Au niveau méthodologique O Au niveau technique (maintenance…)
O Autre(s) : ...................................................................................................................................

9. Possédez-vous un ordinateur dans votre classe, si oui, combien ?

O Oui  …………… O Non

10. Utilisez-vous les nouvelles technologies avec votre classe, si oui à quelle fréquence ?

O Oui O Non
O Dès que je le peux
O De temps en temps O Rarement

11. Pensez-vous que les nouvelles technologies doivent être introduites dans les socles de compétences ?

O Oui O Avis mitigé O Non
O Dans mon pays c’est déjà le cas

12. Comment vous situez-vous par rapports à vos collègues dans l’utilisation des nouvelles technologies en classe ?

O Le chef d’établissement ainsi que les enseignants sont motivés
O Le chef d’établissement est impliqué
O Je suis dans une petite équipe d’enseignants motivés
O Je me sens un peu isolé(e)
O L’établissement n’est pas équipé
O Je ne souhaite pas répondre à cette question

13. Si vous utilisez les nouvelles technologies dans votre classe, comment le faites-vous ?  Si vous ne les utilisez pas, avez-vous une idée de ce qu’il faudrait faire pour que les enfants apprennent à les utiliser ?

......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
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......................................................................................................................................................

III. Questionnaire pour les étudiants :


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Dans le cadre de mon TFE, je mène une enquête sur les utilisations pédagogiques des nouvelles technologies ainsi que sur la manière dont elles sont perçues chez les futurs enseignants. Ces questionnaires sont totalement anonymes. Merci de votre participation.

BR, étudiant en section instituteur primaire à la HERS de VIRTON.

1. En quelle année êtes-vous ?

O Première
O Deuxième
O Troisième O Je suis déjà sorti(e) de l’école

2. Avez-vous déjà entendu parler des « NTIC » ?

O Oui O Non
O Oui et je sais ce que cette abréviation signifie : ............................................................................

3. Quel est votre niveau de maîtrise dans les nouvelles technologies ?

O Expert O Très bon O Bon
O Moyen O Passable O Faible

4. Pensez-vous que les nouvelles technologies (NTIC), au même titre que le français ou les maths, soient des outils essentiels à acquérir à l’école primaire ?

O Oui O Avis mitigé
O Non

5. Sensibiliser les enfants aux nouvelles technologies, pour vous c’est :

O Un devoir
O Important O Secondaire

6. Avez-vous déjà utilisé ces nouvelles technologies en stage avec des enfants, si oui comment ?

O Oui O Je n’ai pas encore fait de stage O Non
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................

7. Allez-vous utiliser les nouvelles technologies dans votre classe avec les enfants, si oui, à quelle fréquence ?

O Oui O Non
O Dès que je le peux O De temps en temps O Rarement

8a. Pensez-vous être suffisamment formé(e) pour utiliser les nouvelles technologies dans une classe ?

O Oui O Non

9b. Si non, aimeriez-vous suivre une formation, si oui laquelle ?

O Oui O Non
O Au niveau méthodologique O Au niveau technique (maintenance…)
O Autre(s) : ……………………………………………………………………………………

9. Pensez-vous que les nouvelles technologies doivent être introduites dans les socles de compétences ?

O Oui O Avis mitigé
O Non

10. Pour vous, comment faire pour que les enfants apprennent à utiliser les nouvelles technologies à l’école primaire ?

......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................

IV. Questionnaire pour les étudiants diplômés en 2004 de la HERS de Virton


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Dans le cadre de mon TFE, je mène une enquête sur les utilisations pédagogiques des nouvelles technologies ainsi que sur la manière dont elles sont perçues chez les enseignants, les nouveaux enseignants  et chez les étudiants actuels de la Haute Ecole. Je vous remercie beaucoup de votre participation.

BR, étudiant en section instituteur primaire à la HERS de VIRTON.

1. En quelle année êtes-vous ?

O Première O Deuxième
O Troisième O Je suis déjà sorti(e) de l’école

2. Avez-vous déjà entendu parler des « NTIC » ?

O Oui
O Non
O Oui et je sais ce que cette abréviation signifie : ............................................................................

3. Quel est votre niveau de maîtrise dans les nouvelles technologies ?

O Expert O Très bon O Bon
O Moyen O Passable O Faible

4. Pensez-vous que les nouvelles technologies (NTIC), au même titre que le français ou les maths, soient des outils essentiels à acquérir à l’école primaire ?

O Oui
O Avis mitigé O Non

5. Sensibiliser les enfants aux nouvelles technologies, pour vous c’est :

O Un devoir
O Important O Secondaire

6. Avez-vous déjà utilisé ces nouvelles technologies avec des enfants, si oui comment ?

O Oui O Non
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................

7. Utilisez-vous les nouvelles technologies dans votre classe avec les enfants, si oui, à quelle fréquence ?

O Oui O Non
O Dès que je le peux
O De temps en temps
O Rarement

8a. Pensez-vous être suffisamment formé(e) pour utiliser les nouvelles technologies dans une classe ?

O Oui O Non

8b. Si non, aimeriez-vous suivre une formation, si oui laquelle ?

O Oui
O Non
O Au niveau méthodologique O Au niveau technique (maintenance…)
O Autre(s) : ……………………………………………………………………………………

9. Pensez-vous que les nouvelles technologies doivent être introduites dans les socles de compétences ?

O Oui O Avis mitigé
O Non

10. Pour vous, comment faire pour que les enfants apprennent à utiliser les nouvelles technologies à l’école primaire ?
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................
......................................................................................................................................................

V. Dépouillement des questionnaires :


1. Questionnaires distribués aux chefs d'établissement :


a) Les questionnaires proprement dits :


1. Les questionnaires distribués ont-ils été récupérés ?

Questionnaires récupérés

b) Le matériel présent dans les établissements :


1. Quel est en moyenne le nombre d’enfants par ordinateur ?

Nombre d'enfants par ordinateur

2. Quel est en moyenne le nombre d’ordinateurs par classe ?

Nombre d'ordinateurs par classe

3. De quel matériel disposent les établissements ?
Matériel des établissements

4. Quels sont les systèmes d’exploitations présents dans les établissements ?

Système d'exploitation des établissements

c) Les connexions présentes dans l'établissements :


1. Hormis la direction, les écoles sont-elles connectées à Internet ?

Connexion à Internet des établissements

2. Quelles sont les salles connectées à Internet ?

Salles connectées à Internet


3. Les ordinateurs sont-ils reliés en réseaux ?

Ordinateurs en réseaux dans les établissements

d) La place des NTIC dans l'établissement ?


1. Y a-t-il des ordinateurs dans toutes les classes des établissements ?

Ordinateurs dans toutes les classes

2. Les établissements possèdent-ils une salle informatique ?

Salle informatique dans les établissements

3. Les établissements développent-ils des projets axés autour des NTIC ?

Projets d'écoles autour des NTIC

2. Questionnaires distribués aux enseignants et aux étudiants :


a) Les questionnaires proprement dits :


1. Les questionnaires distribués ont-ils été récupérés ?

Questionnaires récupérés

b) Leur conception des NTIC :


1. Ont-ils déjà entendu parler des NTIC ?

Connaissance des NTIC

2. Pensent-ils que ce sont des outils essentiels au même titre que le français ou les mathématiques ?

Conception des NTIC 1

3. Pensent-ils que sensibiliser les enfants aux NTIC, c’est :

Conception des NTIC 2

4. Pensent-ils que les nouvelles technologies doivent être introduites dans les socles de compétences ?

NTIC dans les socles des compétences

c) Leur niveau de formation dans les nouvelles technologies :


1. Quel est leur niveau de maîtrise dans les NTIC ?

Niveau de maîtrise des NTIC

2. Pensent-ils être suffisamment formés pour utiliser les NTIC dans leur classe ?

Niveau de formation en NTIC

3. Si non, voudraient-ils suivre une formation dans ce domaine ?

Désir de suivre une formation en NTIC

4. Si oui, laquelle voudraient-ils suivre ?

Type de formation en NTIC souhaitée


d) L'utilisation des NTIC dans les classes par les enseignants :


1. En quoi les NTIC les aident-ils dans leur classe ?

Les NTIC dans les classes

2. Les utilisent-ils avec les enfants ?

L'utilisation des NTIC par les enfants

3. Si oui, à quelle fréquence les utilisent-ils avec les enfants ?

Fréquence d'utilisation des NTIC par les enfants


e) L'utilisation des NTIC dans les classes par les étudiants :


1. Ont-ils déjà utilisé les NTIC dans une classe ?

Les NTIC dans les classes

2. Vont-ils utiliser les NTIC dans leur future classe ?

Les NTIC dans la future classe des étudiants

3. Si oui, à quelle fréquence le feront-ils ?

Fréquence d'utilisation des NTIC en classe

3. Quelques liens intéressants :


1. Est-ce que les enseignants qui se sentent bons dans les NTIC les utilisent (les utiliseront) dès qu’ils le peuvent (le pourront) dans leur classe (futur classe) ?

Liens intéressants 1

Quand on observe les questions précédentes destinées aux enseignants et aux étudiants (D3 et E3), on remarque que les professionnels ayant un bon niveau de maîtrise dans les NTIC les utilisent plus fréquemment que le reste des enseignants. On voit donc là l’importance de la formation des enseignants.

2. Est-ce que les enseignants qui possèdent un ordinateur dans leur classe l’utilisent dès qu’ils le peuvent avec les enfants ?

Liens intéressants 2
On remarque là aussi que les enseignants qui possèdent un ordinateur dans leur classe les utilisent plus fréquemment que la plupart des enseignants.

VI. Feuilles de position B2i :


1. Feuille de position B2i niveau 1 :


Pour télécharger le B2i niveau 1 au format pdf, cliquer ICI
Taille du fichier : 152 Ko

B2i niveau 1 page 1

B2i niveau 1 page 2

2. Feuille de position B2i niveau 2 :


Pour télécharger le B2i niveau 1 au format pdf, cliquer ICI
Taille du fichier : 173 Ko

B2i niveau 2 page 1

B2i niveau 2 page 2

K. Bibliographie :


I. Livres :


BODSON Marc, Comment utiliser les nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication d’aujourd’hui en classe, Virton, s.l.n.d, 1999.
 
FREINET Célestin, Bandes enseignantes et programmation, sl, Bibliothèque de l’école moderne, n°29-32-1964 seconde édition septembre 1966.
 
XXX, Les TIC, au-delà des murs de l’école, Québec, La vie pédagogique, numéro 132 septembre octobre 2004.

II. Dossier :


XXX, L’élève, l’ordinateur et la note, in JDI, Paris, Nathan, novembre 2002, n°3, pp.15-65.

III. Sites Internet :


http://www.cetec-info.org/jlmichel/ipt.rate.html
Consulté le 28 septembre 2004
 
http://membres.lycos.fr/baudouinbranders/articles/passion.htm
Consulté le 28 septembre 2004
 
http://www.parti-socialiste.fr/tic/droite_betisier.php
Consulté le 2 novembre 2004
 
http://www.parti-socialiste.fr/tic/droite_betisier.php
Consulté le 2 novembre 2004
 
http://www.ac-creteil.fr/langages/scripts/bo/select_bo.php?categorie=toep
Consulté le 19 septembre 2004
 
http://site.voila.fr/foilogic/enseigner.html
Consulté le 25 août 2004
 
http://parti-socialiste.fr/tic/droite_gauche-droite.php
Consulté le 2 novembre 2004
 
http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/1992-3.html
Consulté le 30 septembre 2004
 
http://www.humanite.fr/journal/2002-03-27/2002-03-27-31221
Consulté le 23 novembre 2004
 
http://ac-rennes.fr/publica/BN/inegalites/inegal.htm
Consulté le 17 avril 2005
 
http://www.cuslm.ca/~clio/fenetre/groupe/cadre.html
Consulté le 18 avril 2005
 
http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/societe_information_2004.pdf
Consulté le 10 novembre 2004
 
http://coursenligne.u-strasbg.fr/MenuHaut/ListeParagraphes.asp?idTheme=841&idRubrique=450
Consulté le 6 novembre 2004
 
http://www.freinet.org/icem/archives/bem/bem-29-32/bem-29-32.htm
Consulté le 24 novembre 2004
 
http://www.freinet.org
Consulté le 8 novembre 2004
 
http://www.upmf-grenoble.fr/sciedu/vzampa/these/chapitre3.pdf
Consulté le 7 novembre 2004
 
http://cteu.univ-lille3.fr/ea4b/article.php3?id_article=49
Consulté le 6 novembre 2004
 
http://www.cetec-info.org/jlmichel/ipt.rate.html
Consulté le 28 septembre 2004
 
http://www.parti-socialiste.fr/tic/action.php
Consulté le 28 septembre 2004
 
http://www.education.gouv.fr/bo/2000/42/encart.htm
Consulté le 1 novembre 2004
 
http://www.educnet.education.fr/formation/C2i-ens.htm
Consulté le 8 novembre 2004
 
http://www.enseignement.be/pass/
Consulté le 8 novembre 2004
 
http://www.technolink.lu
Consulté le 9 décembre 2004
 
http://www.kopstalschoulen.lu
Consulté le 17 janvier 2005
 
http://192.168.1.200/meixdevantvirton/index.htm
Consulté le 15 avril 2005
 
http://80.200.242.203/meixdevantvirton/index.htm
Consulté le 15 avril 2005
 
http://commentcreersonsite.free.fr
Consulté le 19 avril 2005
 
http://commentcreersonsite.free.fr/Mf08.html
Consulté le 16 avril 2005
 
http://www.enseignement.be/respel/
Consulté le 19 mars 2005
 
http://bd.educnet.education.fr/primtice/
Consulté le 19 mars 2005
 
www.educnet.education.fr/chrgt/B2i/B2i-Niv1.pdf
Consulté le 20 avril 2005
 
www.educnet.education.fr/chrgt/B2i/B2i-Niv2.pdf
Consulté le 20 avril 2005


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